Lisieux. L’histoire de Bouchara, Monoprix et Promodès

Publié le par angeline351

Lisieux. L’histoire de Bouchara, Monoprix et Promodès

À la lecture de notre article sur Les Dames de France et Bouchara, à l’angle de la rue Henry-Chéron et de la rue des Mathurins, à Lisieux (Calvados), un lecteur apporte des précisions sur Promodès et la famille Halley.

Quand on se penche sur l’histoire locale, les souvenirs ne manquent pas de ressurgir et les grandes enseignes comme Les Dames de France, Monoprix, ou les Nouvelles Galeries rappellent que l’économie n’est jamais bien loin de l’attractivité commerciale de Lisieux. « L’entrepôt dans lequel ont été ouvertes les Nouvelles Galeries et Monoprix, rue des Mathurins, précise notre lecteur en réaction à notre article sur l’étage de Bouchara, était  un grossiste en épicerie avec un atelier de torréfaction. Ce grossiste portera plus tard le nom de Promodès. »

La famille Halley
De fait, à cette époque Paul-Auguste Halley (décédé en 2002) était épicier en gros à Lisieux. Il avait compris, dès les années 1950, la révolution du libre-service qui allait gagner l’Europe, avec l’exode rural qui entraînait la fermeture des épiceries de campagne qu’il fournissait habituellement. Plutôt que de se livrer une concurrence acharnée avec Léonor Duval-Lemonnier, son rival de Carentan, il négocia alors à l’amiable une fusion. Ainsi, naquit Promodès, en 1961. Et la société s’installa à Caen.

Après un premier essai à Mantes-la-Jolie, Promodès créa ses propres magasins. En 1963, le premier supermarché Égé démarra à Cherbourg, là où, en 1898, Jean-Nicolas Halley, le père de Paul-Auguste, avait acheté une affaire de négoce. Au même moment, s’ouvrait dans la banlieue parisienne, le premier hypermarché Carrefour.

Sept ans plus tard, Promodès se lançait, à son tour dans les hypers avec la chaîne Continent. En 1972, son fils aîné, Paul-Louis, en pris les commandes. Resté président du conseil de surveillance de Promodès, pendant une dizaine d’années encore, Paul-Auguste suivit l’expansion du groupe, avec ses 75 000 salariés, à l’international.

Parallèlement à ses activités commerciales, Paul-Auguste Halley s’était beaucoup investi dans la renaissance de Lisieux, ville sinistrée après la guerre. Il avait longtemps présidé la coopérative de reconstruction. La Légion d’honneur et la Croix de guerre avaient récompensé des activités de renseignements aux Alliés pendant l’occupation. Paul-Auguste Halley avait deux autres enfants, Marthe et Robert.
Robert Halley, qui fut conseiller général de Livarot, jusqu’en 2004, est décédé le mois dernier. Il avait représenté Promodès au sein du conseil de surveillance du groupe, après le décès de son père en 2002 et son frère aîné Paul-Louis, en 2003. Il en avait quitté la présidence en 2007, lorsque le groupe Arnault et le fonds d’investissement américain Colony Capital entrèrent en force dans le capital de Carrefour, pour devenir deuxième actionnaire derrière les Halley.

 

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