Le vaccin de Valneva (Nantes) d’abord en Grande-Bretagne : la présidente de Région dénonce un gâchis

Publié le par angeline351

Le vaccin de Valneva (Nantes) d’abord en Grande-Bretagne : la présidente de Région dénonce un gâchis

Alors que les Britanniques bénéficieront en premier du vaccin anti-Covid de Valneva, société dont le siège est à Saint-Herblain, Christelle Morançais met en cause le gouvernement et sa ministre de l’Industrie. « La France et l’Europe devront attendre 2022 », dit-elle, alors qu’elle avait alerté sur le potentiel de la société nantaise et sur l’intérêt de la production de ce vaccin en France.

 

Ce sont les Britanniques qui bénéficieront les premiers du candidat vaccin contre le Covid produit par la biotech franco-autrichienne Valneva, dont le siège est installé à Saint-Herblain, près de Nantes. Et non la France et l’Europe. Alors que, ce lundi 1er février 2021, la Grande-Bretagne a précommandé la fourniture de 40 millions de doses supplémentaires du vaccin, la présidente LR de la Région Pays de la Loire, Christelle Morançais, monte au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme un raté de la France et de l’Europe.

« La France a manqué « son » premier vaccin anti-Covid, écrit-elle dans un communiqué. Valneva va développer et produire son vaccin au Royaume-Uni. Et les citoyens britanniques bénéficieront, en toute logique, des 60 millions de doses bientôt produites. La France et l’Europe attendront… 2022. »

« Échec français et européen »
Christelle Morançais indique avoir alerté Agnès Pannier-Runacher, la ministre de l’Industrie, sur le potentiel de Valneva dès juin 2020, et ceci à plusieurs reprises. Des courriers adressés conjointement avec le préfet de l’époque, Claude d’Harcourt, qui mettaient en avant les atouts et le potentiel de l’entreprise, mais aussi « la perspective de localisation en France d’une filière de production de vaccins ». « C’est un terrible sentiment de gâchis et d’incompréhension qui domine face à cet échec français et européen », conclut la présidente de Région.

Avec la nouvelle précommande de ce lundi, cela porte à 100 millions le nombre total de doses précommandées par le gouvernement britannique à Valneva pour 2022. « Le gouvernement britannique conserve par ailleurs des options pour 90 millions de doses supplémentaires livrables entre 2023 et 2025 », a fait savoir Valneva. Selon le site de La Tribune, « à la Bourse de Paris, la nouvelle a déclenché une explosion du cours de l’action de Valvena SE (ex-Vivalis) ».

Naissance de Valneva à Nantes
Pour rappel, Valneva est née à Nantes sous le nom de Vivalis, dans un local du CHU en 1999, sur l’initiative du groupe de biopharmacie Grimaud (à Roussay, dans le Maine-et-Loire). Elle s’est développée en fusionnant en 2013 avec l’autrichien Intercell. Son cœur de métier, c’est le développement de vaccins face aux maladies infectieuses. La société commercialise deux vaccins du voyageur (contre l’encéphalite japonaise, et le choléra). Et elle développe un candidat vaccin contre la maladie de Lyme. Avec l’espoir d’avoir toutes les autorisations pour une commercialisation avec Pfizer en 2025. Un autre candidat vaccin, contre le chikungunya, est un peu plus avancé.

Les équipes de Valneva ont commencé à travailler sur un vaccin contre le Covid dès février-mars 2020 « quand on a vu que ce virus était là pour durer et que sa dissémination était très rapide » , nous indiquait Franck Grimaud, président de Valneva en décembre 2020.

Les essais de phase 1 ont démarré en décembre au Royaume-Uni, sur 150 personnes. Suivra la phase 2 sur 4 000 patients, toujours au Royaume-Uni. Le vaccin devrait être disponible au deuxième semestre 2021. En parallèle, une usine sort de terre en Écosse, près d’Édimbourg, là ou Valneva en possède déjà une.

Publié dans INFORMATION, SANTE

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