Coronavirus : Des contaminations quelques jours après la vaccination ? Possible, car la protection n’est pas immédiate

Publié le par angeline351

Coronavirus : Des contaminations quelques jours après la vaccination ? Possible, car la protection n’est pas immédiate

En Espagne, des résidents d’un Ehpad ont développé des symptômes six jours après avoir été reçus une première dose d’un vaccin contre le Covid-19.
La protection offerte par la vaccination n’est pas immédiate, rappelle notamment l’Agence européenne des médicaments.
Des personnes âgées vaccinées mais contaminées par le Covid-19 ? Un apparent paradoxe, dont s’emparent des utilisateurs et utilisatrices des réseaux sociaux, prétendant alerter sur la vaccination.

L’histoire d’un Ehpad en Espagne a ainsi été largement partagée en ligne : ayant reçu une première injection du vaccin de Pfizer/BioNTech, des résidents ont développé des symptômes six jours plus tard. Neuf des 78 résidents de cet établissement, situé à Lagartera, sont morts. Le responsable de l’établissement a écarté auprès de l’agence de presse EFE un lien entre la vaccination et la survenue des symptômes.

 

La protection offerte par les vaccins contre le Covid-19 n’est pas immédiate : les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’organisme fédéral américain chargé de la santé publique, rappellent ainsi que le corps prend « quelques semaines » après l’injection pour bâtir les anticorps nécessaires contre le virus. « Il est donc possible qu’une personne soit infectée par le virus qui provoque le Covid-19 juste avant ou juste après la vaccination et tombe ensuite malade parce que le vaccin n’a pas eu le temps d’offrir une protection », ajoute le CDC.

Pour l’Agence européenne des médicaments, un délai de « sept jours » après l’injection de la seconde dose du vaccin de l’alliance Pfizer/BioNTech peut être nécessaire « avant que les personnes vaccinées ne soient protégées de façon optimale ». Elle effectue la même mise en garde pour le vaccin développé par Moderna : « Les individus peuvent ne pas être totalement protégés avant 14 jours après leur deuxième dose », souligne-t-elle.

Quant au vaccin d’AstraZeneca, que la France utilise actuellement pour vacciner les soignants, il ne pourrait commencer à offrir une protection que trois semaines après l’injection de la première dose, et une protection complète ne pourrait intervenir que quinze jours après l’administration de la seconde dose, détaille l’agence européenne.

Par ailleurs, le taux de protection offert par le vaccin Pfizer/BioNTech est de près de 95 % sept jours après l’injection de la seconde dose, rappelle la FDA américaine. Elle est de 52 % après la première injection.

 

Publié dans INFORMATION, SANTE

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