Action choc des "exclus du Ségur de la Santé" devant la sous-préfecture de Saint-Nazaire

Publié le par angeline351

Action choc des "exclus du Ségur de la Santé" devant la sous-préfecture de Saint-Nazaire

Environ 150 personnes, qui travaillent dans les établissements de Mindin, à Saint-Brevin (Loire-Atlantique), attendent toujours une reconnaissance du Ségur de la Santé.

C’est une lutte de longue haleine. Depuis la signature du Ségur de la Santé le 13 juillet 2020, les agents des établissements médico-sociaux de Mindin, Saint-Brevin les Pins (Loire-Atlantique) tentent de se faire entendre. Une nouvelle manifestation était organisée ce jeudi 18 février 2021 devant la sous-préfecture de Saint-Nazaire. Un regroupement de 150 personnes pour symboliquement brûler (des copies de) contrats et bulletins de salaire.

Exclus du Ségur de la Santé
La signature des accords du Ségur de la Santé, en juillet 2020, ne comprend que les agents médicaux. Exclus donc les employés des établissements médico-sociaux, et donc pas d’augmentation de 183 euros pour eux. Le ministre de la Santé a même signé un décret le 19 septembre en ce sens.

Le nouveau  « coup de massue », selon les termes de Laurent Narzic, secrétaire FO à l’EPMS, est arrivée la semaine dernière, le 11 février. Un protocole d’accord  a en effet compris les agents médico-sociaux… « mais seulement dans les structures rattachées à un établissement public de santé ou un Ehpad public et seulement à compter de juin 2021 ». Ceux de Mindin, autonomes, sont toujours exclus.

Pour manifester leur colère, les agents ont symboliquement jeté des copies de contrats d’embauche et de bulletins de salaire.

Bientôt un barrage filtrant sur le pont de Saint-Nazaire
L’EPMS de Mindin est loin d’être le seul dans cette situation. Pour frapper fort, un rassemblement régional se dessine, avec l’organisation d’un barrage filtrant sur le pont de Saint-Nazaire, « dans la première quinzaine de mars ».

Les contractuels s'en vont, des titulaires y réfléchissent. 183 euros, ce n'est pas rien.

Laurent Narzic
secrétaire FO de l'EPMS


« C’est une décision qui crée de la concurrence avec les hôpitaux et les Ehpad, regrette Laurent Narzic. Les contractuels s’en vont, des titulaires y réfléchissent. 183 euros, ce n’est pas rien ». Pourtant, pour Marilyne Boissard, de la CGT, « c’est simple : même patron, même salaire ».

 

Publié dans INFORMATION, FO44, SANTE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article