Saint-Philbert de Grandlieu. 29 emplois menacés chez Omega systèmes

Publié le par angeline351

Saint-Philbert de Grandlieu. 29 emplois menacés chez Omega systèmes

Racheté par un groupe américain il y a deux ans, ce sous-traitant d’Airbus est frappé de plein fouet par la crise de l’aéronautique. Les salariés sont en grève depuis mardi.

Les salariés d’Oméga systèmes, à Saint-Philbert-de-Grandlieu, entameront jeudi matin leur troisième jour de grève. Depuis mardi, une quinzaine de grévistes se relaient devant les grilles de l’entreprise tandis qu’à l’intérieur leurs collègues cessent le travail à tour de rôle.

Créée en 1997, cette PME de 77 salariés est spécialisée dans la découpe de matériaux composites pour l’aéronautique. Elle fournit notamment à l’usine Airbus de Nantes des pièces de textiles utilisées dans la fabrication des radômes (nez d’avion) et travaille aussi pour des sous-traitants comme Daher ou Stelia.

Il y a deux ans, Oméga systèmes a été racheté par le groupe américain Web industry (900 salariés dans le monde). L’entreprise se portait bien, on avait de grands espoirs. Mais les choses se sont gâtées dès 2019 et en 2020, la crise du Covid a tout stoppé​, raconte Christophe Roguin, secrétaire du CSE (comité social et économique).

Masques et tabliers anti-Covid
Pendant le confinement, faute de commandes d’Airbus, l’entreprise se reconvertit dans la fabrication de masques et de tabliers pour les personnels soignants. On bossait en 3x8, on produisait un million de masques par semaine. Et puis en mai, tout s’est arrêté net.​

En septembre, la direction de Web industry annonce aux salariés, au chômage partiel, la mise en place d’un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) prévoyant 35 suppressions de postes. Un chiffre finalement ramené à 29 en décembre, sur la base des nouvelles prévisions d’activités d’Airbus pour 2021.

Dialogue de sourds
Depuis, les salariés se battent pour obtenir la mise en place de l’activité partielle de longue durée, qui permettrait de réduire le nombre d’emplois supprimés, et pour une prime supra-légale (un mois de salaire par année d’ancienneté) pour les salariés licenciés. Mais la direction du groupe ne veut rien entendre.

Une réunion par visioconférence avec la direction américaine est prévue jeudi en début d’après-midi. De son côté, l’ancien patron d’Oméga Systèmes, Jean-Louis Bretin, doit rencontrer les grévistes dans la matinée pour tenter une médiation. En attendant, la grève continue.

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