Produits cosmétiques Les fiches des molécules toxiques à éviter

Publié le par angeline351

Produits cosmétiques Les fiches des molécules toxiques à éviter

Les composés indésirables ne sont pas rares dans les cosmétiques. Ces fiches reprennent les noms de ceux qui nous paraissent les plus problématiques dans l’état actuel des connaissances scientifiques. Pour chacun, vous pourrez repérer le niveau de risque selon que l’utilisateur est une femme enceinte ou un tout-petit, un enfant – susceptible d’être plus sensible aux composés irritants notamment –, un adolescent ou un adulte. Les perturbateurs endocriniens sont particulièrement à bannir pour certaines populations, telles que femmes enceintes, tout-petits et adolescents. 

SOMMAIRE
1. BHA
2. Butylparaben, propylparaben, sodium butylparaben, sodium propylparaben, potassium butylparaben, potassium propylparaben
3. Ethylhexyl methoxycinnamate
4. Triclosan
5. Benzophenone-1, benzophenone-3
6. Cyclopentasiloxane, cyclotetrasiloxane, cyclomethicone
7. Acide salicylique
8. Butylphenyl methylpropional
9. BHT
10. Methylisothiazolinone (MIT), methylchloroisothiazolinone (MCIT)
11. Résorcinol
12. Colorants sensibilisants extrêmes et forts
13. Colorants sensibilisants modérés et potentiels
14. Phenoxyethanol
15. Sodium lauryl sulfate, ammonium lauryl sulfate
16. Dioxyde de titane
17. Les 26 autres allergènes
18. Huiles minérales et hydrocarbures de synthèse dans les produits pour les lèvres

 

 Panorama des produits cosmétiques renfermant des ingrédients indésirables
BHA
BHA
Heureusement, le butylated hydroxyanisole, antioxydant plus connu sous le nom de BHA, se fait rare dans les produits cosmétiques. Non seulement il est classé « cancérogène possible  » par le Centre international de recherche contre le cancer (Circ), mais il fait partie des substances proposées par la France à la Commission européenne pour une évaluation précise d’urgence de ses propriétés toxiques. Il serait en effet à la fois toxique pour la reproduction et perturbateur endocrinien.  

Bon à savoir : certains produits vendus sans ordonnance ont le statut de médicament (Mitosyl, par exemple). Le BHA est alors nommé Butylhydroxyanisole.

 

 

Butylparaben, propylparaben, sodium butylparaben, sodium propylparaben, potassium butylparaben, potassium propylparaben

Ah, les parabens ! Que de slogans plus blancs que blancs ont-ils fait fleurir sur les emballages ! Se revendiquer comme « sans parabens » semble être devenu le passage obligé pour vendre un cosmétique ou un produit d’hygiène. Quitte à remplacer ces conservateurs par d’autres pas très nets non plus, comme la methylisothiazolinone. En réalité, tous les membres de cette famille ne sont pas à mettre dans le même panier : ceux à courte chaîne, ethylparaben et methylparaben (et les composés qui contiennent ce nom, comme sodium ethylparaben) ont été blanchis par les experts français et européens. À l’inverse, les plus dangereux (isobutyl, isopropyl, benzyl, pentyl, phenylparaben) sont interdits depuis 2014. Mais le butylparaben et le propylparaben restent autorisés (ainsi que les ingrédients dont le nom composé accole un de ces mots à « sodium » ou « potassium ») alors qu’ils sont considérés comme perturbateurs endocriniens. Un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir ? Ceux qui commencent par P ou B ne sont « Pas Bons » ! Pourtant, on en trouve encore, y compris dans des références destinées aux tout-petits, comme certaines lingettes, aux enfants (quelques dentifrices), ou encore à la sphère génitale. Concernant les moins de 3 ans, propyl et butylparaben sont interdits dans les produit non rincés destinés à être utilisés dans la zone du siège (nettoyants, lingettes, crèmes) mais on en trouve dans des lingettes supposées être utilisées sur le visage ou les mains.

Bon à savoir : certains produits ont le statut de médicament, même s’ils se rapprochent des cosmétiques. C’est le cas de certains dentifrices ou crèmes. Le propylparaben est alors appelé parahydroxybenzoate (ou p-hydroxybenzoate) de propyle, pour le sodium propylparaben, on ajoute « sodique ».

Publié dans INFORMATION, SANTE

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