Lourdes : pour Toupnot, « il faut que les pouvoirs publics agissent »

Publié le par angeline351

Lourdes : pour Toupnot, « il faut que les pouvoirs publics agissent »

À l’occasion de la venue du Premier ministre à Tarbes, les anciens salariés de Toupnot ont tenu une conférence de presse place de Verdun. Les conseillers du Premier ministre les ont également reçus.

Pour le malheureux anniversaire de l’incendie de l’usine Toupnot, dans la nuit du 9 au 10 janvier 2019, les salariés désormais licenciés après deux ans de combat ont eu un peu par hasard l’occasion de se faire entendre, ce samedi. À l’occasion de la venue du Premier ministre Jean Castex à Tarbes, des représentants des salariés ont pu rencontrer les conseillers du Premier ministre à midi afin de parler de leur situation actuelle. Avant cela, une centaine de personnes se sont réunies place de Verdun, à Tarbes et à l’appel de la CGT. Les anciens salariés de Toupnot en ont fait partie alors qu’ils ont notamment déplacé leur conférence de presse de Lourdes à Tarbes pour l’événement. Car cette venue de quelques membres du gouvernement était importante pour eux. Il fallait se faire entendre.
« Pour des cas très concrets comme Tarbes industry et Toupnot, on pense qu’il faut que les pouvoirs publics agissent, confie pour sa part José Navarro, de l’UDCGT 65. Concernant Toupnot, cela fait deux ans que le combat se mène. Il y a un groupe qui ne tient pas ses promesses et il y a la capacité pour l’Etat de porter des exigences qui répondent aux besoins des salariés. Il faut demander au groupe (Cofigeo, N.D.L.R.) de se porter garant de la bonne tenue du plan social qui a été négocié. Mais c’est aussi demander à ce groupe de laisser l’intégralité des sommes des assurances pour la revitalisation du territoire. »
Un son de cloche qui est justement repris par les anciens salariés de l’usine. « La venue du premier ministre est très importante, rajoute pour sa part Philippe Combes, le représentant CGT des anciens salariés de Toupnot, qui a rencontré ses conseillers samedi midi. Le groupe Cofigeo a promis maintes et maintes choses pendant deux ans. Nous avons subi ces promesses. Ils ont dit qu’ils allaient laisser l’intégralité de la somme des assurances sur le territoire. Ce n’est pas le cas. Je pense qu’aujourd’hui, le territoire en a encore plus besoin. C’est maintenant qu’il faut que le Premier ministre avec Bruno Le Maire (le ministre de l’Economie), qui leur a fait maintes et maintes fleurs à ce groupe, appuient et disent qu’il faut que cet argent reste là. La deuxième chose est que nous avons négocié un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) et nous voudrions la garantie également que ce PSE soit honoré. »

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