Google face à son premier syndicat

Publié le par angeline351

Google face à son premier syndicat

Le climat social ne cesse de se détériorer au sein du géant américain, où est né le premier syndicat de la Silicon Valley.

Google ne symbolise plus l’entreprise cool, transportant gratuitement ses petits génies en navette vers un campus où ils auraient le droit de tout dire, y compris du mal de leur entreprise.

Sa maison mère, le géant Alphabet, est confrontée à la naissance du premier syndicat du secteur numérique, roi dans la Silicon Valley. Si l’Alphabet Workers Union (AWU) compte déjà 250 membres, dont certains s’affichent fièrement sur les réseaux sociaux, c’est qu’il a été monté dans le plus grand secret durant des mois.

Lutter contre les discriminations
Sur un effectif de 130 000 salariés (et autant de sous-traitants), c’est loin des 30 % de l’effectif nécessaires pour imposer des négociations salariales à une entreprise qui a réalisé 34 milliards de bénéfices en 2019 et en fera bien plus en 2020.

L’AWU, qui a rallié la Fédération nord-américaine des télécoms et des médias, entend cependant lutter contre les discriminations et le harcèlement dans un groupe où le climat social est devenu délétère.

Le récent limogeage du Dr Timnit Gebrut, une chercheuse noire réputée dans le domaine de l’intelligence artificielle et de l’éthique, a cristallisé un malaise né de la répression des critiques de milliers de salariés contre la participation de Google à certains projets : un moteur de recherche pour le régime chinois, un système de reconnaissance faciale, un autre d’identification pour un drone destiné au Pentagone.
Le licenciement des responsables d’une grève antérieure vaut aussi à Google une enquête de l’Agence fédérale du travail. Un ennui judiciaire de plus pour le PDG Sundar Pichai, dont le groupe est par ailleurs poursuivi pour abus de position dominante.

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