Covid-19. La chaîne Flunch demande à être placée sous procédure de sauvegarde, 1 300 emplois menacés

Publié le par angeline351

Covid-19. La chaîne Flunch demande à être placée sous procédure de sauvegarde, 1 300 emplois menacés

La chaîne de restauration française Flunch a sollicité mercredi 27 janvier l’ouverture d’un plan de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Lille « afin de faire face aux difficultés majeures liées à la crise sanitaire et aux 6 mois cumulés, à ce jour, de fermeture administrative », a indiqué la direction dans un communiqué.
Flunch envisage dans le même temps pour l’année 2021 un projet de redimensionnement de son réseau : « Une soixantaine de restaurants devraient faire l’objet de recherche de solutions et notamment de reprises proposées aux collaborateurs et aux franchisés actuels, ou à des repreneurs extérieurs du secteur de la restauration », précise le communiqué. Cela concernera 1 300 postes, qui auront « la possibilité d’ouvrir un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi, qui vise à faciliter le reclassement des salariés dont le licenciement économique est inévitable, N.D.L.R.), après consultation des représentants du personnel ».

Le groupe assure que « la priorité sera donnée à l’emploi », avec « des mesures de reclassement et de mobilité interne ».

Une baisse de 57 % du chiffre d’affaires
« La crise sanitaire nous oblige à prendre des mesures fortes plus vite que prévu, a déclaré Thierry Bart Directeur général de Flunch. Nous devons adapter le réseau et redéployer la marque au plus près des consommateurs et de leurs nouvelles attentes. Nous avons hâte de voir nos restaurants rouvrir et de retrouver nos clients et nos équipes pour les accompagner dans ce renouveau de Flunch ».

Flunch accuse une baisse du chiffre d’affaires de près de 212 M€ (-57 %) en 2020 par rapport à 2019, à cause de la crise sanitaire et des confinements et fermetures successives des restaurants.

Vendredi aura lieu une audience au tribunal de commerce de Lille, qui examinera l’ouverture de cette une procédure de sauvegarde.

Celle-ci « devrait permettre à l’entreprise de se donner du temps en termes de trésorerie en attendant la reprise de l’activité commerciale dont la date reste toujours incertaine, et de poursuivre son plan de transformation », souligne le communiqué.

« On ne s’attendait pas à un plan d’une telle ampleur », a déclaré à l’AFP Grégory Dubois, délégué syndical central CFDT. « Soixante restaurants, c’est quand même énorme ».

 

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