Covid-19. Jeanne Balibar s’envole pour le Portugal, « un pays qui n’a jamais refermé ses théâtres »Pas de confinement mais un couvre-feu

Publié le par angeline351

Covid-19. Jeanne Balibar s’envole pour le Portugal, « un pays qui n’a jamais refermé ses théâtres »

Les comédiennes Jeanne Balibar et Marina Hands, le chanteur Gilbert Montagné et le prix Nobel Gérard Mourou figurent dans la promotion du Nouvel an de l'Ordre national de la Légion d'honneur publiée mercredi au Journal officiel, qui distingue 483 autres personnes « illustres ou inconnues ».

La promotion civile de la Légion d’honneur du 1er janvier rassemble 487 personnes « réparties entre 395 chevaliers, 73 officiers, 13 commandeurs, 4 grands officiers et 2 grand’croix », a indiqué la Grande chancellerie de la légion d'honneur dans un communiqué.

Dans cette promotion deux Résistants, Pierre Simonet et Edgard Tupët-Thomé, tous deux compagnons de la Libération, sont élevés à la dignité de grand’croix, la plus haute dignité.

Culture, sociologie
La sociologue Claudine Herzlich et l’égyptologue Christiane Ziegler sont élevées à la dignité de grand officier tout comme les écrivains albanais Ismaël Kadaré et franco-bulgare Julia Kristeva.

Dans le domaine de la culture, les comédiennes Jeanne Balibar, Marina Hands et Chantal Lauby sont nommées chevalier tout comme Jean-François Chougnet, président du Mucem, ou encore le rappeur, poète et écrivain Abd Al Malik. Le chanteur Gilbert Montagné est promu officier.

La promotion compte également Stéphane Israël, président d’Arianespace nommé chevalier et Gérard Mourou, prix Nobel de physique, promus officier.

Ecologie et sports
Dans le domaine écologique et climatologique, Nathalie de Noblet-Ducoudré, chercheuse, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), et Sophie Paturle-Guesnerot, directrice générale de Demeter Partners, sont nommées chevalier.

Dans le domaine du sport, Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA est promu officier et Bernard Serin, président du FC Metz, nommé chevalier.

Parmi les personnalités du monde économique, sont notamment nommés chevalier Bertrand Camus, directeur général du groupe Suez, Karima Silvent, DRH du groupe Axa, et Virginie Basselot, cheffe cuisinière.

Le président du fonds BlackRock France, Jean-François Cirelli, est élevé au grade d'officier.

Anciens ministres et parlementaires
D’anciens ministres et d’anciens parlementaires font également partis de cette promotion dont l'ancien ministre et maire de Boulogne Jean-Pierre Fourcade, promu officier, et Jean Glavany, nommés chevalier. 

« Fondée par Napoléon Bonaparte en 1802, la Légion d’honneur est la plus élevée des distinctions nationales françaises. Elle compte aujourd’hui 92 000 membres, récompensés pour leurs mérites éminents au service de la nation », précise la grande chancellerie de la légion d'honneur.

 

 

OUI MAIS !!!Pas de confinement mais un couvre-feu

Alors que le Portugal avait été relativement épargné par la première vague du coronavirus, notamment grâce à un confinement très précoce, ce pays avait repris une activité normale cet été. Comme le reste de l'Europe, il a connu une décrue de l'épidémie, avant de voir le nombre de nouveaux cas exploser dès la fin septembre. Le gouvernement a donc décidé de mettre en place un état d'urgence sanitaire le 9 novembre dernier. Formellement prolongé jusqu'au 23 décembre, les dirigeants du pays ont déjà prévenu qu'il sera étendu au moins jusqu'au 7 janvier. Mais les mesures décidées sont bien différentes de celles observées en France. Elles sont différenciées selon les zones et le niveau de progression de l'épidémie. Et les autorités n'ont jamais reconfiné, préférant avoir recours au couvre-feu. 

 

Les 308 communes de ce pays de dix millions d'habitants sont donc classées en plusieurs zones. Les municipalités à risque modéré, haut, très haut et extrême. Dans la première catégorie, il y a un couvre-feu entre 23 heures et 5 heures du matin, avec interdiction de circuler sur la voie publique. Cette heure est avancée dans les autres municipalités, où les autorités ont également décidé d'interdire tout déplacement le week-end dès 13h. Concernant les lieux culturels, ils sont donc bien ouverts. Les musées et espaces culturels ont pu rouvrir avec des mesures de circulation, de distanciation sociale et sanitaires spécifiques, tandis que les salles de cinéma et théâtre ont une capacité d'accueil réduite, avec places attribuées et distanciation physique. Le port du masque est obligatoire. Les séances ont cependant dû être avancées afin de respecter le couvre-feu dans les zones concernées. 

Les restaurants et cafés sont eux aussi ouverts, avec un protocole sanitaire strict, mais doivent fermer à 22h30 dans les municipalités considérées à haut risque, 30 minutes plus tôt dans celles à haut risque. À noter que pour les communes à risque très élevé et extrêmement élevé, toutes ces activités sont fermées les samedis et dimanches. C'est par exemple le cas de Lisbonne, la capitale. Des mesures qui font du Portugal l'un des pays européens où les consignes sont "les moins restrictives", comme s'en est félicité le ministre de l'Intérieur le 4 décembre dernier.

De nombreuses conséquences
Des décisions qui ont, évidemment, des conséquences. Le Portugal se trouve désormais au-dessus de la moyenne européenne en termes de contaminations. La courbe qui a explosé à l'automne n'est redescendue qu'au 19 novembre, soit dix jours après les premières restrictions. Et elle peine à diminuer, comme le montre le graphique ci-dessous issu des données de Our World in Data. À titre de comparaison, le Portugal a enregistré plus de deux fois plus de cas sur les 14 derniers jours par rapport à la France. Il y en a eu 525 pour 100.000 habitants contre 236 en France, d'après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (EDCD).  Idem pour le nombre de morts qui pour le moment ne cesse de croitre. 

Ces mesures provoquent également une grave crise économique, notamment dans le secteur de la restauration. Car si les restaurants restent ouverts, ils ne bénéficient plus d'aides de l'État et doivent respecter certaines jauges et horaires réduits. La crise est telle que dans la capitale, des entrepreneurs du secteur ont entamé une grève de la faim en début de mois. Plusieurs manifestations ont également eu lieu à travers le pays "pour réclamer un soutien de l'État à des secteurs aux abois : ceux de la restauration, de l’hôtellerie et de la culture", écrit le Courrier International.

Tant de raison qui font que la France a effectivement fait "le choix" de consignes sanitaires parmi les plus strictes du continent. Une position clairement assumée par l'exécutif. Invité le 9 décembre sur LCI, le ministre de la Santé avait notamment débattu avec l'auteur Alexandre Jardin. Tandis que l'écrivain appelait à "apprendre à vivre durablement avec le virus en acceptant en partie la mort", Olivier Véran avait refusé cette stratégie fataliste, estimant que la société ne se remettrait pas de "sacrifier" une partie des Français. 

 

 

 

Publié dans INFORMATION, EUROPE

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