Covid-19 : plus de 80.000 ruptures de contrats liées à un PSE envisagées depuis mars

Publié le par angeline351

Covid-19 : plus de 80.000 ruptures de contrats liées à un PSE envisagées depuis mars

C'est «près de trois fois plus que sur la même période en 2019», précise la direction des statistiques (Dares), rattachée au ministère du Travail.

Le nombre de ruptures de contrats de travail envisagées, liées à une procédure de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a franchi le cap des 80.000 depuis mars et le début de la crise du Covid-19, selon des données publiées jeudi par le ministère du Travail. En cumul entre le 1er mars 2020 et le 3 janvier, 80.379 ruptures de contrats de travail ont été envisagées dans le cadre de PSE. C'est «près de trois fois plus que sur la même période en 2019», où ce chiffre était de 29.467, précise la direction des statistiques (Dares), qui souligne que 763 PSE ont été initiés depuis mars (contre 410 sur la même période en 2019).

Ces ruptures envisagées concernent dans plus de quatre cas sur 10 des entreprises de 1000 salariés ou plus, et dans près de 3 cas sur 10 des entreprises de moins de 250 salariés. Le secteur de l'industrie manufacturière concentre 37% des ruptures, suivi par celui du commerce et de la réparation automobile (19%), puis par celui du transport et l'entreposage, ainsi que par celui de l'hébergement-restauration (9% chacun).

Depuis début mars 2020, un peu plus de 5800 procédures de licenciement collectif pour motif économique (hors PSE) ont été notifiées, ajoute la Dares. Ces procédures concernent dans plus de neuf cas sur dix des licenciements de moins de 10 salariés. Les secteurs les plus concernés sont le commerce et la réparation d'automobile (19%), l'industrie manufacturière (17%), la construction (15%) et l'hébergement-restauration (13%).

S'agissant du chômage partiel, la Dares estime que 2,9 millions de salariés ont été concernés au mois de novembre après 1,8 million en octobre. Au plus fort en avril, 8,4 millions de salariés étaient concernés. Les secteurs les plus touchés sont l'hébergement-restauration, le commerce, ainsi que les services aux entreprises. Deux régions concentrent le plus de salariés indemnisés en activité partielle en novembre: l'Ile-de-France et Auvergne-Rhône Alpes. Le montant d'allocation d'activité partielle atteint en novembre un total cumulé de 25,1 milliards d'euros depuis mars, versés par l'État et l'Unédic, précise la Dares, en soulignant que ces estimations sont susceptibles d'être révisées.

Publié dans INFORMATION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article