Coronavirus en France : colère sur les vaccins, des alertes sur le Covid mais un sursis jusqu'en mars ?Ce lundi 18 janvier, la dynamique épidémique n'est pas bonne, la France est encore sur un plateau élevé des cas de contaminations

Publié le par angeline351

Ce lundi 18 janvier, la dynamique épidémique n'est pas bonne, la France est encore sur un plateau élevé des cas de contaminations quotidiens (autour de 20 000 par jour, 16 600 hier, alors que les chiffres des dimanches sont toujours moins élevés), avec des services hospitaliers toujours sous tension (voir bilan complet plus bas). Le pays semble sur un fil et reste sous la menace d'un boom épidémique. Pour autant, il est probable que cette aggravation, sans doute inévitable, ne survienne pas avant plusieurs semaines. "Les scénarios montrent qu'on devrait arriver à tenir jusqu'au mois de mars. Ce qui est vraiment embêtant, c'est qu'on part avec un niveau d'occupation des lits qui est très élevé, en cette fin de deuxième vague", a fait savoir sur RTL-LCI-Le Figaro l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique.
La campagne de vaccination est élargie ce lundi 18 janvier aux personnes de plus de 75 ans non-résidentes en Ehpad et aux personnes vulnérables à risque de développer une forme grave de la maladie, soit 800 000 personnes. Dans certains départements, il est impossible de se faire vacciner avant le mois de mars. "Nous avons 50 doses pour chacun des 17 centres par jour. Les prises de rendez-vous sont pour l'instant interrompues, c'est ce qui me met en colère", indique ce lundi sur France Info Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Olivier Véran, devant le CHU de Grenoble ce lundi matin, a tenté de rassurer ceux qui s'inquiètent de la pénurie de vaccin et indique qu'"à terme, il y aura bien évidemment des doses pour tout le monde." Tout savoir sur la campagne de vaccination.
Des alertes préoccupent les ARS, qui scrutent l'évolution de la la maladie au quotidien : dans l'Oise, le recensement de 26 cas de contamination au coronavirus dans une école avait créé la polémique car la mairie ne souhaitait pas fermer l'établissement indiquant que cette décision devait être actée par un arrêté préfectoral. Ce 18 janvier, après un 27e cas, la préfecture a finalement pris la décision de fermer l'école jusqu'au 26 janvier. Un cluster de 9 cas a également été découvert dans une maternelle d'Avignon, 725 clusters sont identifiés en Ehpad alors qu'au total, 1921 clusters sont en cours d'investigation en France.
Dans un rapport, l'Inserm indique que le variant britannique deviendra dominant "entre fin février et mi-mars". L'institut prévient également que "les nouvelles hospitalisations hebdomadaires devraient atteindre le niveau du pic de la première vague (environ 25 000 hospitalisations) entre mi-février et début avril, en l’absence de mesures".

Publié dans INFORMATION, SANTE

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