Coronavirus : 64 structures scolaires et 371 classes fermées à cause du virus

Publié le par angeline351

Coronavirus : 64 structures scolaires et 371 classes fermées à cause du virus

Selon le dernier point de situation communiqué par le ministère de l'Éducations :
64 établissements scolaires sont actuellement fermés en France sur 61 500. On comptabilise pas moins de 47 écoles primaires, 13 collèges, 4 lycées.
371 classes sont actuellement fermées en France.
10 000 élèves ont été testés positifs au Covid-19 sur les sept derniers jours.

Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Aix-en-Provence, Grenoble... La liste des académies qui recensent au moins un établissement scolaire fermé à cause de cas positifs au Covid-19 s'allonge depuis deux semaines. 

Selon des données publiées ce vendredi par le ministère de l'Education nationale, actuellement, 64 structures scolaires sont fermées en raison de la présence de cas de coronavirus. Parmi ces établissements, 47 écoles sont, selon des chiffres arrêtés ce jeudi 21 janvier, fermées, 13 collèges et quatre lycées. Certains établissements maintiennent l'ouverture mais ferment des classes en raison de l'épidémie. 371 classes sont pour l'heure fermées. Au total, 10 003 élèves sont contaminés au coronavirus sur les 12 400 000 jeunes scolarisés en France.

En l'espace de 24 h, le ministère de l'Education recense, 1 657 cas positifs dans le rang des élèves. Du côté du personnel, sur les sept derniers jours, on recense 1 586 personnes contaminées, 278 ont été comptabilisés en 24 h. 

Depuis le début de l'épidémie, la fermeture des écoles pour stopper la propagation du virus fait débat : une catastrophe scolaire pour les uns, un lieu de brassage de population - et son lot de risques - pour les autres. Certains de nos voisins, le Royaume-Uni submergé par un variant plus contagieux notamment, ont fait le choix de fermer les écoles. Hier, le Portugal a décidé de faire de même pour les 15 prochains jours. En ce qui concerne la France, Jean Castex s'est montré clair lors de son allocution du 7 janvier : il faudrait une "situation gravissime pour fermer les écoles" en France. Cette nouvelle série de fermetures lui donnerait-elle tort ?

Une liste de cas contacts 
Actuellement, une décision de fermeture est prise "à partir de la liste de cas contacts établie par l'ARS, mais aussi en fonction du brassage des élèves au sein des établissements", précise le ministère de l'Education nationale, contacté par nos soins. Les personnes non retenues dans cette liste sont autorisées à retourner dans leur école ou leur établissement. La direction en informe les familles. Les autres personnes de la liste identifiées comme « contacts à risque » doivent faire un test et ne pourront revenir dans l’école ou dans l’établissement que si leur test, réalisé 7 jours après le dernier contact avec le cas confirmé, est négatif.

Plus de cas positifs pour moins de fermetures
Le 18 décembre 34 établissements ont été fermés (le pire bilan de l'année scolaire), 5 264 élèves étaient positifs. Le 18 janvier, seulement 22 établissements avaient fermé leurs portes pour 7 782 enfants positifs. A contrario, au pire bilan des contaminations le 20 novembre, avec 13 870 élèves positifs, seuls 20 établissements étaient fermés

On n'est pas dans une situation d'explosion de la contagion", a-t-il rassuré, espérant que la courbe formerait "une cloche", comme au mois de novembre.

Un taux d'incidence élevé après les fêtes
Si l'on considère l'évolution du taux d'incidence chez les jeunes (qu'ils soient scolarisés ou non), la situation épidémique semble cependant se dégrader. Selon les derniers chiffres de Santé Publique France le 15 janvier, le taux d'incidence est de 567 cas positifs pour 100 000 habitants chez les 0-9 ans et de 1 915 cas pour les 10-19 ans. C'est près de 3,5 fois plus par rapport à fin août (mais deux fois moins qu'au pic épidémique de novembre).

Compte tenu du temps d'incubation, les enfants se sont toutefois probablement davantage contaminés pendant les vacances scolaires dans le cercle familial qu'à l'école - le pic des contaminations succède d'ailleurs aux vacances scolaires d'octobre. Les dépistages massifs pendant les fêtes, y compris pour les plus jeunes habituellement peu testés préventivement et davantage concernés par les formes asymptomatiques de la maladie, participent également à cette hausse des cas positifs détectés.

Selon le ministère de l'Education nationale : "la hausse des fermetures de classes et d’établissements scolaires s’explique par l’accélération de la circulation du virus sur notre territoire, mais également par la campagne de dépistage mise en place par l’éducation nationale qui permet d’identifier au plus vite les chaînes de contamination".

La question du variant anglais
Si pour l'heure la situation ne semble pas dégénérer, le gouvernement et les scientifiques s'inquiètent de la propagation du variant anglais, dont les effets et les contagions sont encore peu connus chez les plus jeunes. "Ces variantes ne sont pas forcément plus dangereuses mais elles sont nettement plus contagieuses. Elles toucheraient aussi davantage les jeunes, dont la possibilité de diffuser le virus pourrait être plus élevée qu'en population générale. Il faut donc qu'on soit très attentif aux milieux scolaire et universitaire", avait déclaré Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, au Journal du Dimanche le 12 janvier.

Jean-Michel Blanquer s'est, de son côté, dit prêt à "faciliter" les fermetures des classes. Actuellement, une classe est tenue de fermer à partir de trois cas positifs au coronavirus. "Ce que nous serons amenés à faire, c’est fermer plus rapidement et plus nettement dès qu’il y a peut-être même moins de trois cas", a suggéré le ministre, sans donner de détail.

La stratégie de dépistage du gouvernement, qui prévoit de tester un million d'enfants et d'enseignants par mois, devrait par ailleurs permettre de détecter davantage de cas positifs (parmi les asymptomatiques notamment) et d'accélérer la fermeture de classes, voire d'établissements.

Un million de tests d'ici les vacances de février
"Plus d’un million de tests seront déployés dans l’espace scolaire d’ici aux vacances de février, afin d’identifier et de casser au plus vite les chaînes de contamination. Cette politique pro-active de tests continuera à se déployer à raison de plus de 2 millions de tests disponibles par mois pour l’Éducation nationale", indique le cabinet de Jean-Michel Blanquer. 

Les tests de dépistage seront proposés massivement aux personnels et aux collégiens et lycéens. Ils pourront également être proposés aux écoliers, dès 6 ans, si les autorités sanitaires le juge nécessaire. 

Dès que 3 cas de contamination seront identifiés dans un établissement, tous les personnels, lycéens et collégiens concernés se verront proposer un test dans les 48h

Publié dans INFORMATION, SANTE

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