Aviation. Les syndicats déplorent des menaces de licenciements en cas de refus de baisse de salaire

Publié le par angeline351

Aviation. Les syndicats déplorent des menaces de licenciements en cas de refus de baisse de salaire

Dans un communiqué publié le 21 janvier, les syndicats d’Aéroports de Paris ont réagi à la menace d’un plan de sauvegarde de l’emploi qui serait décidé par la direction en cas de refus de baisse de salaire.

Les syndicats d’Aéroports de Paris (ADP) ont dénoncé jeudi 21 janvier par voie de communiqué la menace de la direction d’organiser un PSE en cas de refus du « plan d’adaptation des contrats de travail » qui prévoit des baisses de salaire conséquentes pour les salariés.

La direction s’était engagée « à ne pas procéder à des licenciements pour motif économique » avant le 1er janvier 2022, après la signature d’un accord de rupture conventionnelle collective (RCC) en décembre prévoyant le départ de 1 150 salariés, dont 700 non remplacés.

Le « plan d’adaptation des contrats de travail » prévoit des baisses de salaires
Or, elle a inscrit à l’ordre du jour d’un comité social et économique (CSE) prévu jeudi 21 janvier « l’ouverture d’une négociation relative à un PSE », écrivent les syndicats CFE-CGC, CGT et FO dans un communiqué commun.

Ce CSE devait être consacré au « plan d’adaptation des contrats de travail », qui prévoit des baisses de salaires pour les employés d’ADP, confronté à une importante chute d’activité en raison de la pandémie de covid-19.

Selon Véronique Pigueron de la CFE-CGC, premier syndicat chez ADP, le plan conduirait à des baisses de salaire « allant jusqu’à -15 % ». « Ce qui ne bouge pas, c’est le traitement de base, la prime d’ancienneté et celle pour famille nombreuse. Toutes les primes annexes sont revues à la baisse », a-t-elle détaillé. « Certains accords sont également dénoncés », a ajouté Daniel Bertone, secrétaire général CGT chez ADP.

« Un rejet massif qui induirait des licenciements »
« Les mesures de modification du contrat de travail […] pourraient avoir pour conséquence un rejet massif qui induirait des licenciements », prévient de son côté l’Unsa, qui fustige « une perspective inacceptable » dans un communiqué distinct.

Les salariés d’ADP « sont prêts dans leur ensemble à être les acteurs de leur avenir » mais ont perdu confiance, affirme l’Unsa, comme le montre le nombre de candidats au départ dans le cadre de la RCC (environ 1 200 selon plusieurs sources).

« Diminuer la masse salariale et revenir sur les acquis sociaux »
Le PDG Augustin de Romanet souhaite avant tout « diminuer la masse salariale et revenir sur les acquis sociaux pour préparer la privatisation, en utilisant la crise sanitaire comme une opportunité », dénoncent la CFE-CGC, FO et la CGT. Et « l’État actionnaire majoritaire laisse faire », ajoutent-ils.

 Comment l’État peut-il souhaiter vendre quelque chose dont il est actionnaire majoritaire […] alors qu’il s’oppose à la vente de Carrefour ? Là il y a quelque chose qui m’échappe », s’est interrogée Véronique Pigueron.

Pour éviter tout licenciement, les syndicats souhaitent la réouverture de négociations sur l’activité partielle de longue durée (APLD), un sujet déjà discuté à l’automne, mais qui n’avait pas débouché sur un accord.

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