Assaut des pro-Trump contre le Capitole aux Etats-Unis : ce qu’il faut savoir ce matin

Publié le par angeline351

Assaut des pro-Trump contre le Capitole aux Etats-Unis : ce qu’il faut savoir ce matin

Le Congrès a suspendu la séance de certification des résultats de la présidentielle américaine, ce mercredi 6 janvier, après que des manifestants pro-Trump ont pénétré dans l’enceinte du Capitole. Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait annoncé qu’il ne reconnaîtrait jamais sa défaite et avait alors appelé ses partisans à aller protester contre la certification.

Des milliers de manifestants favorables au président Donald Trump ont envahi mercredi 6 janvier la colline du Capitole à Washington, plongeant dans la confusion la session du Congrès qui devait confirmer la victoire de Joe Biden à l' élection présidentielle du 3 novembre. Ce jeudi matin, les travaux du Congrès ont pu reprendre après quelques heures de chaos. Voici ce qu’il faut savoir du coup de force des pro-Trump devant le Capitole.

Nous ne concéderons jamais la défaite »
Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait annoncé qu’il ne reconnaîtrait jamais sa défaite. « Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais », a-t-il lancé avant d’appeler ses partisans à aller protester contre la certification des résultats de la présidentielle américaine.

À plusieurs reprises dans son discours, le président sortant a aussi mis la pression sur Mike Pence qui présidait la séance, en lui demandant de ne pas entériner la victoire de son adversaire Joe Biden.

Mais en dépit des injonctions de Donald Trump, le vice-président a décidé de respecter ses obligations cérémoniales. Dans une lettre publiée juste avant l’ouverture de la séance, Mike Pense a fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à la certification de la victoire de Joe Biden.

Des partisans pro-Trump pénètrent dans le Capitole
À peine commencée, la séance a été ralentie par des élus républicains qui contestaient la victoire de Joe Biden dans l’Arizona. À l’extérieur, la tension est tout aussi palpable, devant le Capitole, des milliers manifestant pro-Trump se sont massés pour soutenir leur président et la situation est rapidement devenue hors de contrôle. Après l’irruption de plusieurs partisans dans le Capitole, le Congrès a suspendu la séance.

La police a ordonné l’évacuation de plusieurs bâtiments du Congrès américain. Du gaz lacrymogène a été utilisé dans la rotonde du Capitole et les élus ont reçu pour consigne d’enfiler des masques à gaz, les images sont surréalistes. Une femme a été tuée par des tirs de la police.

Un couvre-feu et des militaires de la Garde nationale
Face à la tournure des événements, la maire de Washington a décrété un couvre-feu à parti de 18 h jusqu’à jeudi matin 6 h. Des militaires de la Garde nationale se sont déployés autour du Capitole. Ce déploiement de renforts armés a été annoncé par la Maison Blanche ainsi que par Ralph Northam, le gouverneur démocrate de la Virginie, État qui jouxte la capitale fédérale.

Donald Trump appelle ses partisans à « rentrer chez eux »
Excédé par la tournure des événements le président élu, Joe Biden, a pris la parole pour demander à Donald Trump de lancer un appel au calme. Dans une très courte allocution, le démocrate, en colère et inquiet, a appelé son adversaire : « à passer maintenant à la télévision nationale pour remplir son serment et défendre la Constitution en exigeant la fin de ce siège ».

 

De nombreuses réactions internationales
Les réactions ne se sont pas fait attendre et de nombreux appels à cesser les manifestations ont été lancés. Plusieurs grandes entreprises américaines ont ainsi sommé le président de « mettre fin au chaos ». Dans le monde, les réactions des politiques se multiplient devant les événements qui ont frappé Washington et plus largement la démocratie américaine.

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a estimé que « les violences contre les institutions américaines sont une atteinte grave contre la démocratie. Je les condamne. La volonté et le vote du peuple américain doivent être respectés. »

Sur Twitter, le Premier ministre Boris Johnson a dénoncé des images honteuses. « Les États-Unis sont partisans de la démocratie dans le monde et il est désormais vital qu' il y ait un transfert de pouvoir pacifique et ordonné. »

Le chef de l' Otan Jens Stoltenberg a dénoncé des « scènes choquantes », et appelé au respect du résultat de la présidentielle remportée par Joe Biden.

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