SKF : le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de trop

Publié le par angeline351

SKF : le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de trop

Communiqué de FO Métaux

A mesure qu’avancent les négociations sur le PSE annoncé par SKF le 3 novembre, il apparaît de plus en plus clairement que le diagnostic posé par FO dès le départ est indiscutable : ce plan n’est pas économiquement justifié. La direction pointe la nécessité de sauvegarder la compétitivité du groupe en France, soi-disant mise à mal par la baisse du marché notamment dans l’automobile et la baisse des résultats de SKF France, mais ces arguments ne tiennent pas, pour peu que l’on regarde les chiffres : 13,5 % de rentabilité au troisième trimestre, soit le meilleur résultat depuis 10 ans, et ce en dépit de la pire crise économique depuis 1948.

Pour des raisons purement financières, les salariés affrontent donc tout d’abord la fermeture du site d’Avallon dans l’Yonne d’ici la fin de l’année 2022, entraînant la suppression de 140 emplois avec un redéploiement de l’activité sur le site de Saint-Cyr-sur-Loire. Et un PSE sur ce même site entraînant lui aussi la suppression de 113 postes en 2021. Pourtant, FO l’affirme avec force : non, SKF France n’est pas en péril ! Non, la rentabilité à long terme de SKF n’est pas menacée !

FO fera tout pour lutter contre une stratégie destructrice d’emplois et de compétences, contre des plans de licenciement dits économiques qui sont en fait une manière de capter toute la valeur ajoutée des salariés au seul profit des actionnaires. FO revendique plus d’investissements dans les outils de production pour une entreprise forte et pérenne, mais aussi une amélioration des conditions de travail pour le bien-être de ses salariés.

Le syndicat FO SKF, à travers son DSC Christophe Bodin et son DS Christopher Ferrara, compte bien se battre pour :

1. Démontrer la faiblesse de l’argumentation économique de ce plan en s’appuyant sur les experts mandatés par le CSEC ;
2. Minimiser l’impact sur les salariés en refusant tout départ contraint et en reclassant tous ceux qui le souhaitent ;
3. Négocier des mesures d’accompagnements dignes et à la hauteur des résultats du groupe.

Dans ce difficile combat, ils peuvent compter sur le soutien de la Fédération FO de la métallurgie, toujours aux côtés des salariés dans leurs actions pour le maintien des emplois et des sites en France.

MÉTAUX
Secrétaire général

Publié dans COMMUNIQUE FO

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