Indre-et-Loire : 46 postes supprimés chez Radiall, à Château-Renault

Publié le par angeline351

Indre-et-Loire : 46 postes supprimés chez Radiall, à Château-Renault

Le groupe Radiall annoncera mardi prochain un plan social pour son site de Château-Renault. Au total, 46 postes doivent être supprimés sur son activité aéronautique, alors que le Covid-19 a plombé les perspectives du secteur.

Après le choc du Covid-19, les conséquences sociales. Mardi prochain, le groupe Radiall doit présenter un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) aux représentants du personnel de son site de Château-Renault, puis à l'ensemble des salariés le lendemain.

Au total, 46 postes doivent être supprimés sur son activité aéronautique, soit 13% des 350 salariés employés en CDI.

Un chiffre d'affaires en baisse de 25%
"Les conditions du marché sont dégradées, explique la directrice du site, Marlène Gallais. Nous travaillons principalement sur l'aéronautique et tous les analystes sont consensuels pour dire que l'activité ne reviendra au niveau de 2019 qu'en 2025."

Une conséquence directe de l'épidémie de Covid-19, alors que les perspectives du secteur étaient jusqu'alors favorables.

Le groupe, dirigé par l'ex-président du Medef Pierre Gattaz, table ainsi sur une baisse globale de son chiffre d'affaire de 25% à la fin de l'année.

"Nous réalisons la moitié de notre chiffre d'affaire dans l'aéronautique" à l'échelle du groupe, précise Marlène Gallais. Cette production est localisée, en France, sur le site de Château-Renault, qui fabrique notamment des connecteurs pour les avions.

Plus de 120 postes déjà supprimés sur le site
"Depuis le premier confinement, nous sommes vraiment au ralenti", indique la directrice. Une centaine de postes de CDD et d'intérimaires ont déjà été supprimés à la production. Entre les mois de juillet et novembre, une rupture conventionnelle collective a aussi débouché sur 24 départs volontaires. 

La mise en place du chômage partiel a conduit aussi à la fermeture du site les vendredis, et à la fermeture de certains ateliers deux jours par semaine.

"Nous avons calibré le plan au minimum", défend la directrice du site. Le deuxième site de production aéronautique du groupe, au Mexique, a vu ses effectifs amputés de 42%.

Des aides du plan de relance
Le groupe demandera la mise en place d'une Activité partielle de longue durée (APLD) notamment, à Château-Renault, pour la production de câbles et cordons dédiés aux secteurs de la défense et du spatial, qui ne sont pas concernés par le plan de licenciements.

Il espère aussi pouvoir se diversifier. "Tous nos bureaux d'étude dédiés à l'aéronautique se tournent vers d'autres marchés que sont la défense, le spatial et le ferroviaire", indique Marlène Gallais.

Une orientation soutenue par les aides du plan de relance : trente projets ont été soumis à la Banque publique d'investissement (BPI) au niveau national, et deux ont d'ores et déjà été retenus. "Nous avons aussi déposé des dossiers pour le site de Château-Renault, mais nous n'avons pas encore de retour", précise cependant la directrice du site.

 

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