Il meurt de 30 tumeurs au poumon à cause de la pandémie

Publié le par angeline351

Il meurt de 30 tumeurs au poumon à cause de la pandémie

Un Britannique de 27 ans a perdu la vie, après qu’on lui a découvert trop tardivement une trentaine de tumeurs. Le jeune homme s’était vu refuser l'IRM qu’il réclamait à cause de la crise sanitaire, ce qui a considérablement retardé son diagnostic et ruiné toutes ses chances de survie.

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À seulement 27 ans, Sherwin Hall a perdu la vie à cause d’un cancer, qui aurait pu être soigné s’il avait été détecté plus tôt. Pourtant, cet habitant de Leeds, au Royaume-Uni, était persuadé que quelque chose n’allait pas, et a été jusqu’à supplier les médecins de lui faire passer une IRM, au printemps dernier. “Mais personne n’a voulu m’écouter”, a-t-il déploré, juste avant sa mort.

En cause, la pandémie de Covid-19, qui avait saturé les hôpitaux, et contraint les soignants à déprogrammer de nombreux examens, au profit d’autres soins et analyses. “Mon médecin généraliste et mon spécialiste m'ont dit que je ne pouvais pas avoir de rendez-vous, car les services d’imagerie médicale étaient ralentis à cause du coronavirus”.

Mal diagnostiqué, on lui prescrit simplement des antibiotiques
Sherwin, qui souffrait de douleurs dans les jambes, a simplement reçu des antibiotiques, après un diagnostic erroné. En l’espace de quatre semaines, le jeune homme s’est rendu 13 fois à l’hôpital, et a finalement obtenu gain de cause, passant une IRM le 26 mai dernier. Cette dernière a révélé une tumeur de 12,7 cm dans son bassin, et 30 tumeurs plus petites dans ses poumons.

“Je suis dévastée. J'ai perdu l'amour de ma vie”, a déclaré sa veuve LaTroya Hall, qui est soutenue par l’opération Catch Up With Cancer. “Si le cancer de Sherwin avait été découvert plus tôt, il est probable qu'il serait toujours là aujourd'hui”. Convaincue que ce dernier voudrait qu’elle fasse tout ce qui est en son pouvoir pour éviter à d’autres familles de souffrir autant qu’eux, elle a décidé de raconter leur histoire.

Les services d’oncologie doivent rattraper leur retard
“Je trouve très inquiétant que le gouvernement et les dirigeants du NHS (autorités sanitaires britanniques, ndlr) continuent à dire que les services anticancéreux sont revenus à la normale ; notre expérience montre bien que, même maintenant, ce n’est tout simplement pas vrai”.

La jeune femme ajoute que “même si ces services hospitaliers étaient effectivement revenus au même niveau qu’avant la pandémie, cela ne suffirait pas. Le retard accumulé dans les soins du cancer doit aussi être rattrapé”. Elle estime donc que le gouvernement et les autorités sanitaires doivent envisager cela comme une crise, et renforcer d’urgence les services d’oncologie afin de parvenir à cet objectif.

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