GENERAL ELECTRIC: 70 SALARIÉS À BERCY ET DEVANT L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Publié le par angeline351

GENERAL ELECTRIC: 70 SALARIÉS À BERCY ET DEVANT L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Ces salériés des sites de Villeurbanne et Saint-Priest (Rhône) du groupe General Electric, en grève depuis le 23 novembre, ont été reçus au ministère de l'Economie.
A Bercy, ils ont été reçus le matin par des représentants des ministères de l'Economie et du Travail, la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher "assistant à la réunion en personne pendant 20 minutes", a indiqué à l'AFP Serge Paolozzi de la CGT.

"L'intersyndicale CGT, CFDT et CFE-CGC a exposé ses alternatives au plan social présenté par la direction et a réclamé des contreparties aux subventions touchées par GE", a-t-il précisé.

General Electric (GE) a annoncé en septembre son intention de restructurer deux divisions en Europe, celles des équipements pour barrages (Hydro) et pour réseaux électriques (Grid), qui "génèrent des pertes financières importantes", selon le groupe.

Le plan prévoit d'après les syndicats la suppression de 634 emplois sur 1.989 salariés de Grid Solutions France, parmi lesquels 350 sur les sites de Villeurbanne et Saint-Priest, près de Lyon.

"On est exsangue"
"L'unique projet de la direction est la réduction des coûts, en réduisant la voilure sur l'Europe et en transférant des activités en Chine et en Inde", estime M. Paolozzi.

L'intersyndicale propose de regrouper sur un seul lieu trois sites de la région de Lyon et de conserver à Villeurbanne l'activité disjoncteurs de générateurs plutôt que de la transférer en Chine.

Les négociations qui devaient débuter le 24 novembre sur le Livre 1 du plan de sauvetage de l'emploi (PSE) n'ont pas pu démarrer à Lyon après le refus des représentants des salariés d'y participer.

Une nouvelle réunion pourrait se tenir le 3 décembre à Montpellier mais la direction "a posé en préalable la levée de la grève, ce qui est impossible sans avancée significative", selon le délégué CGT.

"On est exsangue, on sort de 18 mois de PSE et on repart pour un nouveau PSE sur deux ans, c'est insupportable", a-t-il souligné lors du rassemblement devant l'Assemblée nationale, à l'invitation d'élus de LFI, dont le député Eric Coquerel.

Selon les syndicats, General Electric a supprimé 3.000 emplois en France depuis le rachat de la branche énergie d'Alstom en 2015, rachat qui devait s'accompagner de la création de 1.000 postes sur trois ans. Pour sa part, la direction assure que 2.000 salariés ont quitté le groupe dans le cadre de cessions d'actifs.

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