Covid-19. L’Afrique du sud, victime de la nouvelle souche du virus

Publié le par angeline351

Covid-19. L’Afrique du sud, victime de la nouvelle souche du virus

Une variante du Covid 19, qui touche plutôt les jeunes, est à l’origine d’une deuxième vague en Afrique du Sud. Elle est similaire à celle qui frappe le Royaume-Uni.

Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France, ont suspendu, dimanche, leurs vols vers l’Afrique du sud, frappée par une variante très virulente du coronavirus. Pour sa part, l’Allemagne a suspendu les vols en provenance de la « nation arc-en-ciel ».
Cette mutation du virus est similaire, sans être identique, à la souche découverte en Grande-Bretagne : elles présentent la même mutation de la protéine 501 qui rend le virus plus contagieux. Il s’attache mieux aux cellules humaines, explique le professeur Salim Abdool Karim, co-président du comité d’experts auprès du gouvernement sud-africain.

Cette variante frappe des personnes en bonne santé, notamment des adolescents, sans facteurs de comorbidité, qui tombent très malades. Selon les premières données, cette souche se répand même plus vite que la première vague, ajoute Salim Abdool Karim.

Une inquiétude croissante
Les fêtes de fin d’année et l’arrivée des vacances scolaires, début décembre, ont contribué à cette deuxième vague, en plein été austral.

En une semaine, le nombre de nouvelles infections est passé de 3 000 à 9 000 cas par jour. On est encore loin du sommet de 15 000 cas atteint en juillet. Mais les Sud-Africains sont inquiets : même s’il n’y a pas de preuves que la nouvelle souche soit plus létale, les hôpitaux du Cap et Port Elizabeth, déjà proches de la saturation, risquent de manquer de ventilateurs.

L’Afrique du sud est le pays le plus touché du continent africain, avec 922 000 cas et 24 700 morts. Mais jusqu’à présent, le taux de mortalité était deux fois plus bas qu’ailleurs. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer la faible mortalité en Afrique. L’une d’elles est que beaucoup d’Africains, qui vivent dans des quartiers surpeuplés ont des anticorps préexistants, acquis grâce à d’autres coronavirus, explique le Professeur Helen Rees de l’Université Wits à Johannesburg.
Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France, ont suspendu, dimanche, leurs vols vers l’Afrique du sud, frappée par une variante très virulente du coronavirus. Pour sa part, l’Allemagne a suspendu les vols en provenance de la « nation arc-en-ciel ».


Cette mutation du virus est similaire, sans être identique, à la souche découverte en Grande-Bretagne : elles présentent la même mutation de la protéine 501 qui rend le virus plus contagieux. Il s’attache mieux aux cellules humaines, explique le professeur Salim Abdool Karim, co-président du comité d’experts auprès du gouvernement sud-africain.

Cette variante frappe des personnes en bonne santé, notamment des adolescents, sans facteurs de comorbidité, qui tombent très malades. Selon les premières données, cette souche se répand même plus vite que la première vague, ajoute Salim Abdool Karim.

Suivez notre direct, ce lundi 21 décembre, sur l’épidémie de coronavirus

Une inquiétude croissante
Les fêtes de fin d’année et l’arrivée des vacances scolaires, début décembre, ont contribué à cette deuxième vague, en plein été austral.

En une semaine, le nombre de nouvelles infections est passé de 3 000 à 9 000 cas par jour. On est encore loin du sommet de 15 000 cas atteint en juillet. Mais les Sud-Africains sont inquiets : même s’il n’y a pas de preuves que la nouvelle souche soit plus létale, les hôpitaux du Cap et Port Elizabeth, déjà proches de la saturation, risquent de manquer de ventilateurs.

Des taxis à Soweto, Johannesburg.
Des taxis à Soweto, Johannesburg. | LUCA SOLA / AFP
L’Afrique du sud est le pays le plus touché du continent africain, avec 922 000 cas et 24 700 morts. Mais jusqu’à présent, le taux de mortalité était deux fois plus bas qu’ailleurs. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer la faible mortalité en Afrique. L’une d’elles est que beaucoup d’Africains, qui vivent dans des quartiers surpeuplés ont des anticorps préexistants, acquis grâce à d’autres coronavirus, explique le Professeur Helen Rees de l’Université Wits à Johannesburg.

Des mesures sanitaires contestées
La semaine dernière, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé une série de mesures, dont la limitation des ventes d’alcool, un couvre-feu à partir de 23 heures et la fermeture des plages sur une bonne partie de la côte. Une décision très contestée alors que le secteur du tourisme, durement frappé par la chute des visiteurs internationaux, comptait se refaire une santé grâce à l’afflux des estivants, en cette période de congés annuels en Afrique du Sud.

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