Covid-19 : ces entreprises qui souhaitent pouvoir vacciner leurs salariés au printemps

Publié le par angeline351

Covid-19 : ces entreprises qui souhaitent pouvoir vacciner leurs salariés au printemps

Soucieux de renforcer la reprise de l'activité, des grands groupes comme Renault ou EDF, mais aussi des sociétés plus petites, ont chargé des cellules de réflexion de plancher sur la question.

Les entreprises contribueront-elles à l'effort national ? La campagne de vaccination contre le Covid-19 débutera en France dès la dernière semaine de décembre, a annoncé ce mercredi le premier ministre Jean Castex. Les résidents des Ehpad et les personnels à risque puis les personnes âgées seront les premiers à se faire vacciner.

Une fois les plus fragiles immunisés, les autres citoyens pourront à leur tour se faire administrer le vaccin s’ils le souhaitent. Et déjà, certains grands groupes commencent à étudier la possibilité de proposer des injections à leurs salariés dès la fin du printemps 2021.

Renault en fait partie. Le constructeur automobile a lancé il y a peu une cellule de réflexion sur le sujet, composée de médecins et de membres des ressources humaines. «Les discussions ne sont pas très avancées à ce stade. Ce comité de veille sera opérationnel en janvier. Nous avançons étape par étape avec le Covid», explique une porte-parole de Renault. EDF se penche aussi sur la question. «Au sein de notre cellule de crise Covid en place depuis janvier pour superviser l'ensemble des problématiques liées à la crise sanitaire, le sujet vaccination est maintenant ouvert. Mais à un stade très amont», précise le groupe.

Sur la base du volontariat
Laissera-t-on le choix aux salariés ? Il est hors de question d'imposer la vaccination, assurent les différentes directions. À l’instar de ce qu'a dit le premier ministre, tout se fera sur la base du volontariat. Les employés de Renault, par exemple, ont d'ailleurs déjà la possibilité et la liberté de se faire vacciner contre la grippe ou de se faire dépister du cancer de la peau.

La ministre du Travail Élisabeth Borne a rappelé à de nombreuses reprises que la vaccination contre le Covid-19 ne serait pas obligatoire et qu'aucune entreprise ne pourrait l'imposer, en dépit du contexte de pandémie. Des protocoles sanitaires «très efficaces et bien respectés» permettent déjà de lutter contre la propagation du virus, a redit la ministre ce mercredi.

Et de façon générale, outre les onze vaccins obligatoires dès l'enfance, seuls les citoyens travaillant dans des secteurs d'activités dits «à risque élevé d'infections» sont contraints de se faire vacciner contre plusieurs maladies.

Protocole, organisation et logistique
La véritable reprise de l'économie ne devrait intervenir que dans la seconde moitié de l'année 2021, avec le plein effet attendu des vaccins. Certaines entreprises considèrent que la vaccination en leur sein permettrait d'aider l'exécutif à éradiquer le virus tout en retrouvant un niveau maximal d'activité, les salariés pouvant ainsi revenir sur site «en toute sécurité».

«La vaccination en entreprise implique de nombreux aspects organisationnels, logistiques et administratifs», explique au Figaro Florence Herry, infirmière de formation et cofondatrice de Libheros, une plateforme dédiée à l'organisation des soins à domicile qui rassemble 16.000 infirmiers. Cette année, Libheros a accompagné des groupes comme Renault, Saint-Gobain ou Total, et des PME, tant sur la mise en place des tests de dépistage du Covid-19 que sur la campagne de vaccination contre la grippe lancée en septembre dernier.

Pour le vaccin Covid, les entreprises devront mettre en place une salle dédiée, avec aération adéquate, prévoir le matériel nécessaire et encadrer la gestion des déchets. Outre ces considérations, elles devront planifier les étapes d'achat, de transport et de conservation en fonction du type de vaccin administré. Les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna doivent par exemple être conservés respectivement à - 70 °C et - 20 °C.

 

Pour éviter aux entreprises de s'équiper de grands frigos, les infirmiers qui se déplaceraient pourraient se munir de petites boîtes réfrigérantes contenant les vaccins», explique Florence Herry, qui étudie actuellement la question avec plusieurs sociétés françaises, de toutes tailles.

Dans l'attente des recommandations des autorités sanitaires et de l'exécutif
Au sein des entreprises, un protocole pour garantir la traçabilité et le suivi des lots de médicaments administrés devra obligatoirement être signé par le médecin du travail. «Un entretien médical avec chaque salarié sera également requis avant toute administration. Et des feuilles de consentement pour les salariés et les infirmiers qui feront l'acte seront exigées», précise Florence Herry.

Pour l'heure, seuls les gouvernements peuvent passer commande de vaccins, et les entreprises ne savent pas dans quelle mesure elles seront autorisées à se procurer des doses dans les prochains mois. Les décisions finales se prendront au niveau des ministères du Travail et de la Santé et des comités de direction, en fonction des recommandations de la Haute autorité de santé.

Le patronnât doit d abord réfléchir quand il ce permet de mettre en doute des arrêts de maladie et, quand il conteste les accidents de travaille des salariées , maintenant vouloir vacciné les salariées  quelle bonne bienveillance !!! nous ne sommes pas dupes NOUS NE VIVONS PAS POUR TRAVAILLER                                       NOUS TRAVAILLONS POUR VIVRE ET NOUS SOMMES DES HOMMES ET DES FEMMES LIBRES LA SANTE EST LA NÖTRE ET NOUS SOMMES LIBRE DE DECIDE

 

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