Après l’envoi des premières lettres de licenciement, les réponses de la direction de Cargill Haubourdin

Publié le par angeline351

Après l’envoi des premières lettres de licenciement, les réponses de la direction de Cargill Haubourdin

Le directeur des relations extérieures de Cargill France nous a envoyé par e-mail une lettre signée de la direction de Cargill Haubourdin en réponse à l’article paru mardi (mis en ligne lundi) intitulé « Une première lettre de licenciement sous le sapin de Noël pour un salarié de Cargill Haubourdin »

Il est tout à fait inexact », nous écrit-on, d’affirmer que les syndicats et les salariés n’attendaient pas les premiers licenciements avant le début de l’année prochaine : « Nous avons ainsi été clairs sur le timing des notifications à l’occasion de la réunion du CSE du 26/11 et de la commission RPS du 10/12 précisant qu’il n’y aurait pas d’envoi de lettres de licenciement entre le 15/12 et le 03/01 ».

Si on comprend bien, l’engagement de la direction de Cargill était donc de ne pas envoyer de lettre entre le 15 décembre et le 3 janvier mais qu’elle s’autorisait à le faire entre le 10, jour de la dernière réunion mentionnée, et le 14 décembre ? Toujours est-il que le message, si c’était bien celui-là, n’a pas été compris dans toute sa subtilité par les représentants du personnel qui ont interprété à tort qu’il n’y aurait pas de lettre de licenciement avant le 4 janvier.
Gratification versée
Autre grief : nous avons un peu hâtivement écrit que M. Mécili dirigeait la société haubourdinoise. Effectivement, il n’est que « le responsable des relations sociales ». Mais c’est bien à lui que la direction de Cargill a confié la mise en œuvre du PSE.

La direction de Cargill nous informe ensuite que « les 16 salariés licenciés en 2020 dans le cadre du PSE percevront la gratification annuelle tout comme les salariés ayant choisi le départ volontaire ». Un salarié avait soupçonné le contraire et nous avions relayé sa crainte. Nous nous réjouissons d’avoir eu tort de relayer cette crainte.

Sur les chiffres
À propos des départs volontaires dans le cadre du PSE, ils ont été, nous explique la direction de Cargill, « choisis par des salariés qui ont soit trouvé et parfois même démarré un autre emploi, soit des projets de création d’activité ou de reconversion professionnelle ». « Les salariés dont le dossier est accepté bénéficient des mesures d’accompagnement (indemnités de 140 000 € en moyenne, parfois beaucoup plus si l’ancienneté est importante) », ajoute la direction de Cargill (nous avons mentionné ces mesures dans de précédentes éditions).

Pour les chiffres, la direction parle, en plus des 31 salariés qui ont quitté l’entreprise (soit licenciés pour fautes graves soit qu’ils ont préféré partir d’eux-mêmes), de 30 conventions de départs volontaires signées à ce jour, de 36 salariés qui ont accepté des propositions de reclassement sur le site d’Haubourdin. « Au final, le PSE devrait se traduire par moins de 90 licenciements », conclut la direction de Cargill.

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