Akka Technologies prévoit 900 suppressions d'emplois

Publié le par angeline351

Akka Technologies prévoit 900 suppressions d'emplois

Frappé par la crise de l'aéronautique, le groupe d'ingénierie a arrêté de négocier l'activité partielle de longue durée (APLD). Il préfère lancer un plan de sauvegarde de l'emploi pour supprimer 800 postes à Toulouse et 100 au Havre et en Ile-de-France. Mais les syndicats ne désespèrent pas de réintégrer l'APLD dans le futur plan social.

Les plans sociaux se suivent dans l'aéronautique. Le groupe d'ingénierie Akka Technologies a présenté cette semaine un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant la suppression de 900 postes, dont 800 à Toulouse et 100 au Havre et en Ile-de-France. Le chiffre d'affaires d'Akka en France a diminué de 34 % au troisième trimestre par rapport à l'an dernier, et 900 des 2.200 consultants toulousains sont sans mission.

Pourtant, le groupe avait commencé par étudier une procédure d'activité partielle de longue durée (APLD) pour gérer un sureffectif estimé à 1.150 personnes, en consultant les représentants du personnel à partir du 6 novembre.

Baisse des rémunérations
Mais la direction a clos la négociation le 3 décembre en stipulant qu'elle ne pensait pas obtenir l'accord unanime des six syndicats (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, CFTC et Unsa), indispensable depuis l'invalidation des élections dans l'entreprise fin 2019, et a préféré ouvrir un PSE.

En fait, elle souhaitait négocier une APLD dérogatoire à l'accord de branche du Syntec pour être en mesure de faire un plan social après la période d'activité partielle. « Comme les spécialistes disent qu'il n'y aura pas de reprise dans l'aéronautique avant 2024, la direction n'a pas voulu prendre le risque de ne pas pouvoir faire de PSE dans deux ans », explique la porte-parole du groupe, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 1,8 milliard d'euros en 2019 avec 21.000 salariés dans le monde. Elle demandait aussi une baisse des rémunérations avec l'APLD pour diminuer le reste à charge des salaires des ingénieurs, qui s'élève à 25 % au maximum après l'indemnisation du chômage partiel par l'Etat.

Activité partielle
« L'activité partielle aurait permis de gagner du temps, mais la direction ne veut pas attendre, c'est à croire que l'entreprise est à l'agonie ! déplore Franck Laborderie, représentant syndical CGT au CSE. Nous n'avons pas voulu une APLD dérogatoire parce que l'on était certain que l'entreprise aurait quand même fait un plan social après dix mois d'activité partielle. » Les six syndicats se sont réunis en intersyndicale le 14 décembre pour tenter de forcer la direction à négocier les mesures du plan social et éviter des décisions différentes entre les cinq entités touchées par le PSE.

 

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