Soignants, profs... Ces citoyens qu’on aime et qu’on oublie

Publié le par angeline351

Soignants, profs... Ces citoyens qu’on aime et qu’on oublie

Au fil des ans, on a institué des Journées nationales de tout et n’importe quoi. Il existe la Journée nationale du fromage, la Journée nationale de la femme digitale, la Journée nationale de la chips, la Journée nationale de l’audition, la Journée nationale des câlins, la Journée nationale de l’hypersensibilité, la Journée nationale du sommeil, sans oublier la Journée nationale de la poubelle et des ordures, ce qui, dans ce dernier cas, doit concerner beaucoup de monde, car la concurrence est rude.

"TOUS SOLIDAIRES DES ENSEIGNANTS"
Au vu des derniers événements, la rentrée scolaire est devenue la journée des enseignants. Après la décapitation d’un professeur, c’était bien le moindre des hommages à leur rendre. On se demande même pourquoi, contrairement à ce qui avait été annoncé, on s’est contentés d’un service minimum.

Samuel Paty méritait mieux. Il n’empêche.                          À cette occasion, les professeurs ont été couverts de louanges. France Inter a même profité de l’occasion pour leur consacrer une journée baptisée «                   Tous solidaires des enseignants ». C’est beau, c’est grand, c’est généreux.

Il y a quelques mois, les personnels de santé avaient eu droit aux mêmes égards. Chaque soir de confinement, la télévision saluait les mains anonymes qui les applaudissaient au balcon ou à la fenêtre afin de les remercier et de les encourager.                                          Les officiels y allaient aussi de leur gratitude, relayés par une machine médiatique qui adore faire tourner la grande roue de la compassion.                                       Et puis, plus rien. Ceux qu’on citait en modèles de dévouement à la cause commune ont été rayés de l’actualité.                                                                           On leur a accordé un léger coup de pouce salarial, sans rapport avec les besoins exprimés, et on est passés à autre chose.                                                                  L’hôpital public ne se porte pas mieux qu’avant, et l’on a droit au second confinement, comme si le précédent n’avait pas servi de leçon.

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