La liste noire des médicaments « à éviter »

Publié le par angeline351

La liste noire des médicaments « à éviter »

la nouvelle liste noire de la revue Prescrire recense 112 médicaments à éviter. Parmi les nouveaux, cette année, un médicament contre la perte des cheveux et un autre pour soigner les troubles cognitifs. 

Des médicaments « plus dangereux qu’utiles ».
Jeudi 26 novembre 2020, la revue Prescrire a dévoilé sa neuvième liste des médicaments qui sont « plus dangereux qu’utiles ». Parmi les 112 qui y figurent, 93 sont vendus en France. Dans la mesure où les risques sanitaires sont « disproportionnés » il est donc préférable de les éviter.

Cette nouvelle liste noire reprend la dernière liste déjà publiée auparavant mais à laquelle ont été rajoutés deux nouveaux médicaments. Le premier est le finastéride 1mg (Propecia et génériques) qui permet de lutter contre la chute des cheveux des hommes. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) aurait déjà averti sur ses risques, à savoir des troubles psychiatriques (anxiété, dépression) et sexuels (dont la baisse de la libido et des problèmes d’éjaculation).

L’autre nouveau médicament qui fait désormais partie de cette liste noire est le piracétam (Nootropyl et génériques). Il s’agit d’un vasodilatateur utilisé pour traiter les vertiges ou des déficits cognitifs liés au vieillissement.

Des effets indésirables disproportionnés pour certains médicaments
La revue Prescrire pointe aussi trois autres médicaments qui ont une certaine efficacité mais présentent des effets indésirables disproportionnés ou pour lesquels existent d'autres traitements moins dangereux. Il s'agit de l'eskétamine (Spravato) en pulvérisation nasale, du pimécrolimus (Elidel) contre l'eczéma atopique et du romosozumab (Evenity) pour l'ostéoporose sévère chez les femmes ménopausées. Les deux derniers médicaments ne sont pas commercialisés en France.

La liste contient aussi des antidiabétiques et des médicaments permettant de soigner des maux de gorge, une toux ou un rhume. Il est possible de la consulter dans son intégralité sur le site de Prescrire. Selon la revue, « ces médicaments ne sont pas forcément de futurs "Mediator", au centre d'un scandale et de procès impliquant une firme et l'Agence française du médicament. Surtout si tous les acteurs de santé réagissent à temps ». De quoi rassurer les patients.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article