Coronavirus : Le gouvernement va mettre en place une aide pour les travailleurs précaires

Publié le par angeline351

Coronavirus : Le gouvernement va mettre en place une aide pour les travailleurs précaires

Une « aide exceptionnelle » va être mise en place pour les travailleurs précaires qui travaillaient « significativement » avant la crise du Covid-19, a annoncé Elisabeth Borne, la ministre du Travail, dans une interview à paraître jeudi dans Les Echos, précisant qu’elle devrait concerner environ 300.000 personnes.

« J’ai proposé au Premier ministre l’instauration d’une aide exceptionnelle, ciblée sur des personnes qui travaillaient significativement avant la crise même s’ils alternaient période de travail et de chômage, pour leur garantir un revenu de remplacement mensuel minimal », indique la ministre.

Des aides à l’embauche
Cette aide individualisée et versée par Pôle emploi​ doit concerner « environ 300.000 personnes, dont 70.000 jeunes » et « son versement durera le temps que le marché du travail se stabilise », ajoute Elisabeth Borne à la veille d’une conférence de presse où Jean Castex doit détailler les annonces du chef de l’Etat lors de son allocution de mardi. Emmanuel Macron avait annoncé une « réponse exceptionnelle » pour « les saisonniers, les extras qui n’ont plus d’engagement depuis des mois, les précaires qui travaillaient les années précédentes mais ne retrouvent plus d’emplois ».

Il avait aussi évoqué « les jeunes qui n’arrivent à trouver ni emploi étudiant ni premier emploi », affirmant que « le plan "un jeune, une solution" fera l’objet de moyens accrus ». Sur ce point, le plan présenté en juillet « se déploie très bien », affirme la ministre, qui cite notamment « 128.000 » intentions de recours à la prime à l’embauche d’un jeune (jusqu’à 4.000 euros) et « 172.000 demandes » d’aide à l’embauche d’un apprenti (5.000 euros pour un apprenti de moins de 18 ans ou 8.000 euros pour un majeur), espérant « battre le record » de contrats signés en 2019.

Une prise en charge des entreprises fermées
Pour autant, elle fait état de « trous dans la raquette ». « On veut en particulier s’assurer qu’il n’y ait pas de rupture dans les parcours parce qu’un jeune n’est plus éligible à une aide financière », dit-elle, proposant notamment un élargissement du bénéfice de la rémunération de stagiaire de la formation professionnelle. Sur la prise en charge du chômage partiel, dont les règles doivent devenir moins favorables au 1er janvier, elle indique que « les entreprises fermées administrativement continueront de bénéficier d’une prise en charge totale, sans limitation de durée », et évoque d’autres « ajustements » possibles.

Quant au télétravail, qui depuis fin octobre est « la règle » dans les entreprises qui le peuvent, elle affirme que « le protocole sanitaire concernant les entreprises va continuer à s’appliquer dans ses termes actuels jusqu’aux vacances de Noël ». Pour la suite, elle note une « demande d’un peu plus de souplesse » et échangera lundi avec les partenaires sociaux sur ce point, évoquant « la possibilité de permettre aux salariés de revenir au moins un jour par semaine au bureau ».

 

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