Confinement : la SNCF va freiner très fortement son offre de TGV

Publié le par angeline351

Confinement : la SNCF va freiner très fortement son offre de TGV

A compter du milieu de semaine, la SNCF va réduire fortement ses fréquences grandes lignes pour s'adapter à la baisse des déplacements engendrée par le confinement, et dans une moindre mesure ses trains régionaux et de fret. Les chantiers sur le réseau ferré seront eux, maintenus comme prévu.

Après avoir maintenu l'intégralité de ses trains durant tout le week-end de la Toussaint pour ne pas pénaliser les retours de vacances, puis à nouveau aligné son programme nominal jusqu'à mardi inclus, l'entreprise ferroviaire s'apprête désormais à réduire sensiblement son offre à compter du milieu de semaine. Ceci pour s'adapter aux importantes conséquences du confinement sur les déplacements des Français.

Pour la seconde fois cette année, le nombre de TGV en circulation sera selon nos informations très nettement resserré : à compter du jeudi 5 novembre, la SNCF ne devrait plus aligner que 25 % de ses trains grandes lignes initialement prévus, et rembourser ou modifier les billets déjà vendus sur tous les autres trains. Les TGV, dont le taux d'occupation est subitement tombé à 15% ce mardi, seront ainsi maintenus à hauteur d'environ 30% du programme habituel, tandis que les trains Intercités (ex-Corail) ne feront plus qu'un ou deux aller-retours quotidiens sur chaque axe. Des «adaptations supplémentaires» sont à prévoir dès la semaine prochaine, selon la SNCF.

« Faire bloc »
« Cette période de crise va encore durer plusieurs mois, peut-être un an. Mais nous allons faire bloc », a récemment prédit en interne le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, à ses 142.000 cheminots. La branche Voyageurs « travaille aux adaptations des plans de transport, en lien étroit avec les autorités organisatrices », confirmait l'état-major de l'entreprise à ses agents dès le 30 octobre, à la veille d'un week-end actif, passé à rebâtir un plan de transport.

 

Quoiqu'importante, la réduction des trains en circulation sera pour l'instant moins sévère qu'au plus fort du premier confinement , lorsque la SNCF alignait seulement 7 % de ses fréquences habituelles en TGV, eux-mêmes quasi-vides, et 18 % de ses TER quotidiens. Car malgré l'obligation générale de rester à un kilomètre de son domicile, les scolaires, collégiens et lycéens ont actuellement besoin de voyager, de même que certains professionnels ne pouvant se contenter du télétravail.

Discussions avec les régions
Pour les trains TER, subventionnés par les régions, les discussions sur les ajustements à la baisse sont plus complexes car elles incluent davantage de parties prenantes. Exemple en région francilienne : « Ile-de-France Mobilités (IDFM) se laisse la possibilité d'adapter le plan de transport pour accompagner dans les meilleures conditions les personnes qui doivent se déplacer pour travailler », selon une porte-parole de Transilien, qui ne peut préciser à ce stade la baisse des fréquences. « On essaye de voir durant les premiers jours de confinement les tendances qui se dégagent », fait-on valoir chez IDFM, où l'on ne veut pas trancher trop hâtivement par rapport aux besoins. Pout l'instant, l'offre reste assurée à 100% dans la journée, jusqu'à 21 heures.

Le transport aérien contraint de s'adapter dans la douleur

Pour le reste de l'activité du groupe, la direction de la SNCF s'attend à une activité fret qui « devrait être comparable à celle du premier confinement ». A l'époque, un peu moins de 60 % des trains de son programme initial avaient roulé normalement, creusant les pertes de cette branche chroniquement malade. En revanche, l'ensemble des travaux et chantiers, sur le réseau comme dans les gares, se poursuivront normalement durant le confinement, conformément au feu vert gouvernemental laissé au BTP. Une différence notable avec le printemps dernier, lorsque beaucoup de travaux avaient pris des semaines, voire des mois de retard , générant des plannings difficiles à recaler avec les nombreuses entreprises sous-traitantes.

Comme pendant le premier confinement, et pour alléger sa masse salariale, la SNCF n'hésitera pas à recourir au chômage partiel jusqu'à la fin de l'année pour certains de ses secteurs, dont les TGV, où la charge de travail sera en forte baisse. De même, pour tous les salariés dont le poste le permet, principalement ceux qui ne sont pas au contact direct de la clientèle, le télétravail cinq jours sur cinq est devenu cette semaine la règle maison.

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