Black Friday : UFC-Que choisir accuse des enseignes de pratiquer des fausses promotions

Publié le par angeline351

Black Friday : UFC-Que choisir accuse des enseignes de pratiquer des fausses promotions

Selon l’association, plusieurs enseignes de vente en ligne gonfleraient leurs prix avant le Black Friday pour afficher ensuite des réductions impressionnantes.

Un Black Friday aux promotions étonnantes, mais qui seraient, en fait, artificielles. Ce vendredi, l'association UFC-Que choisir annonce avoir mis en demeure plusieurs grandes enseignes de vente en ligne, les accusant de pratiques trompeuses et illégales lors de cette période de réductions exceptionnelles.

L'association de défense des droits des consommateurs fustige tout particulièrement les

groupes Boulanger, Fnac, Rue du Commerce, Darty, Cdiscount, et Rakuten, des pontes du commerce en ligne en France, mis en demeure « afin qu'ils mettent fin à leurs campagnes publicitaires insensées et à l'instrumentalisation des prix et promotions ».

Par Paméla Rougerie avec Caroline Piquet
Le 20 novembre 2020 à 09h25, modifié le 20 novembre 2020 à 10h04
Un Black Friday aux promotions étonnantes, mais qui seraient, en fait, artificielles. Ce vendredi, l'association UFC-Que choisir annonce avoir mis en demeure plusieurs grandes enseignes de vente en ligne, les accusant de pratiques trompeuses et illégales lors de cette période de réductions exceptionnelles.

L'association de défense des droits des consommateurs fustige tout particulièrement les groupes Boulanger, Fnac, Rue du Commerce, Darty, Cdiscount, et Rakuten, des pontes du commerce en ligne en France, mis en demeure « afin qu'ils mettent fin à leurs campagnes publicitaires insensées et à l'instrumentalisation des prix et promotions ».


Elle invoque notamment la loi anti-gaspillage dont un amendement condamne les publicités comme celles du Black Friday, assimilées « à des pratiques commerciales trompeuses ». Ces sites sont parfois accusés de gonfler artificiellement les prix des articles pour ensuite appliquer des remises en apparence importantes… Mais qui ne changeraient pas aussi drastiquement le prix des articles dans le panier du consommateur.

Des baisses de prix moindres qu'annoncé
Pour Cdiscount, cependant, cette mise en demeure n'a pas lieu d'être. « La loi Economie circulaire […] n'interdit à aucun moment le Black Friday », répond le site. Selon lui, elle vise seulement des « pratiques commerciales qui ont pour objet, dans une publicité, de donner l'impression que le consommateur bénéficie d'une réduction de prix comparable à celle des soldes. Par ailleurs, dans le contexte particulier que nous connaissons, nous n'avons pas encore diffusé de publicité sur le Black Friday 2020 », poursuit-il.

En 2018, l'Observatoire de la consommation de l'UFC-Que choisir pointait du doigt plusieurs pratiques jugées trompeuses de la part de grandes enseignes en ligne. « La part de produits faisant l'objet d'une vraie promotion à l'occasion du Black Friday est faible : seulement 8,3 % des 31 603 produits suivis ont vu leur prix réellement baisser », soulignait l'étude.

« Ensuite, l'ampleur des ristournes est plus que limitée : tous rabais confondus, les prix n'ont baissé que de 7,5 % en moyenne, soit très loin des 50, 60 voire 70 % de réduction mis en avant par les marchands. »

« Un frigo à 500 euros, puis 1000, puis 500 »
« Ce sont des constats que l'on fait tous les ans », explique Alain Bazot, président de l'organisation. « Aujourd'hui, sur Internet, un vendeur peut très bien avoir un frigo à 500 euros, le mettre pendant vingt secondes à 1000 euros, et après, le jour du Black Friday, il va dire au consommateur, « on passe de 1000 à 500 euros. C'est tout à fait possible. »

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