Nantes. La rentrée à la fac perturbée par des foyers contaminés

Publié le par angeline351

Nantes. La rentrée à la fac perturbée par des foyers contaminés

Les résultats de 500 tests effectués lundi sur des étudiants de la fac de médecine seront bientôt connus. Ils faisaient suite à un cluster déclenché lors de soirées privées.

Ils font la queue sagement en attendant leur tour avant de se glisser sous l’une des six tentes de dépistage du coronavirus, installées depuis jeudi dernier sur le parvis du Carré Feydeau. On a établi un planning au niveau des horaires de façon à ce que le lieu ne soit pas engorgé, indique Laëtitia, étudiante en troisième année de médecine.

« On est censés donner l’exemple et on a une réputation de fêtards »
Ce n’est pas vraiment agréable, c’est rapide mais ça fait pleurer, confie Valentin, également étudiant avec Etienne, Nicolas et Samuel. Ils font partie des 500 étudiants issus de la fac de médecine de Nantes à qui l’on a demandé de passer un test ce lundi. Au moins neuf étudiants (voir nos éditions de ce week-end) avaient en effet été testés positifs après des soirées privées dans les bars entre le 24 et le 27 août. Une centaine d’étudiants ont participé à ces fêtes qui n’étaient pas des week-ends d’intégration puisque ces derniers avaient été annulés.

Nous avons attendu le 7 septembre pour déclencher ce dépistage de masse en liaison avec l’ARS (Agence régionale de la santé), indique Pascale Jolliet, la doyenne de la faculté de médecine. Il faudra plusieurs jours pour recevoir les résultats complets. Les étudiants positifs et les étudiants « contacts » ont été priés de rester en quatorzaine jusqu’au 16 septembre prochain, indique l’ARS. Tous les cours ont été maintenus »,souligne Pascale Jolliet.Chacun peut les suivre à distance en visioconférence ». Cette solution est aussi proposée aux étudiants qui ont un doute ou ont été en contact avec des personnes fragiles ».

Pour l’heure, les deux promos (2e et 3e année) de 250 élèves chacune ont toutes été dépistées. C’est important de passer ce test », ajoute Laëtitia, il y a notamment la peur de contaminer les autres en dehors de la fac ou notre famille. Pour Etienne, on est censé donner l’exemple et en même temps on a une réputation de fêtards. Personnellement, cet été, j’ai travaillé dans un Ehpad. C’est la troisième fois que je me soumets à un contrôle avec un écouvillon et une fois avec une sérologie. J’étais négatif. ». Samuel, étudiant en 3e année, explique avoir été dans un baren gardant le masque. Je le retirais juste pour prendre une gorgée ».

 

Publié dans INFORMATION, SANTE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article