Coronavirus : plus de 13.000 nouveaux cas en 24 heures en France

Publié le par angeline351

Coronavirus : plus de 13.000 nouveaux cas en 24 heures en France

L'épidémie continue à se propager à un rythme soutenu dans l'Hexagone. Le nombre de personnes admises en réanimation pendant les sept derniers jours augmente lui aussi. Paris, Marseille et plusieurs autres métropoles font l'objet de nouvelles mesures sanitaires, avec la limitation des rassemblements publics et, dans certains cas, la fermeture des bars et restaurants.

Plus de 10.000 contaminations supplémentaires en 24 heures, des nouvelles mesures de restrictions imminentes, notamment à Paris : la France est toujours aux prises avec une progression inquiétante de l'épidémie de coronavirus.

Le ministre de la Santé a présenté ce mercredi la nouvelle cartographie de l'épidémie de coronavirus, avec des zones rouges renforcées. De nouvelles mesures comme la fermeture des bars à 22 heures vont être prises dans ces zones pour lutter contre l'épidémie. A Marseille, les restaurants et bars devront fermer complètement.

 

 Plus de 13.000 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures en France
La France a enregistré 13.072 nouveaux cas de coronavirus en un jour, selon les derniers chiffres de Santé publique France. Pendant les sept derniers jours, 4.244 personnes ont été hospitalisées, dont 675 en réanimation. Depuis le début de l'épidémie, 31.459 décès ont été enregistrés, dont 43 pendant les dernières 24 heures.

> Zone d'alerte maximale en Guadeloupe et dans la métropole d'Aix-Marseille
Le ministre de la Santé a annoncé que la Guadeloupe et la métropole d'Aix-Marseille étaient désormais placées en zone d'alerte maximale. Parmi les mesures spécifiques, on retrouve notamment la fermeture totale des bars et restaurants à partir de lundi. Des aides seront prévues pour aider les professionnels du secteur.

Olivier Véran précise qu'en cas de nouvelle dégradation de la situation, ces territoires basculeront en état d'urgence sanitaire. « Nous faisons tout pour ne pas revenir à des reconfinements partiels ou localisés », a-t-il souligné.

 Limitation des rassemblements en zone d'alerte renforcée, dont Paris
Olivier Véran a annoncé que, dans les zones d'alerte renforcée, dont font partie Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Paris et petite couronne, les rassemblements de plus de 10 personnes seront interdits dans l'espace public. Les fêtes locales ou étudiantes seront interdites.

Le ministre a également annoncé la fermeture des bars et restaurants à partir de 22 heures dans ces secteurs, ainsi que la fermeture des salles de sport, gymnases et des salles des fêtes.

> Trois indicateurs clés et plusieurs niveaux d'alerte
Le taux d'incidence, qui mesure l'intensité de la circulation du virus, ce même taux pour les personnes âgées de 65 ans et plus et la part des patients atteints par le Covid en réanimation, sont les trois indicateurs qui « inspirent les mesures » a déclaré Olivier Véran.

De nouvelles couleurs apparaissent sur la carte de France avec un seuil d'alerte, « où le virus circule nettement et où le taux d'incidence est supérieur à 50 », un seuil d'alerte renforcé, où « le virus circule très fortement avec déjà des impacts sur le système hospitalier », un seuil d'alerte maximal, où « la situation épidémique a des conséquences lourdes sur le système sanitaire », et enfin l'état d'urgence sanitaire.

Des mesures spécifiques peuvent être prises par les préfets et revues tous les 15 jours en fonction de l'évolution de la situation. Dans tous les départements classés rouges, les fêtes, les mariages, tombola, événements associatifs, devront d'ores et déjà se tenir à moins de 30 personnes. Les enterrements ne sont pas concernés par les mesures de restriction.

> Coronavirus : Olivier Véran dévoile une nouvelle carte de l'épidémie en France

 Olivier Véran appelle à la réduction des interactions sociales

« Si chacun de nous voit un peu moins de personnes par jour, nous réussirons à vaincre ce virus », a souligné Olivier Véran. Le ministre demande aux Français de limiter leurs sorties.

« Il faut prendre les mesures adaptées à chaque territoire », a-t-il poursuivi.

> Olivier Véran : les hôpitaux d'Île-de-France « en tension »

L'activité des urgences liée au Covid-19 a doublé en 15 jours, a déclaré le ministre de la Santé : « Au rythme actuel, on peut s'attendre à ce que 40 % des capacités régionales soient utilisées pour des patients Covid le 10 octobre, 60 %, le 25 octobre et 95 % autour du 11 novembre. » La situation se dégrade également rapidement en Auvergne-Rhône-Alpes.

« Nous devons protéger nos hôpitaux », a-t-il martelé.

> Olivier Véran : « La situation continue de se dégrader »

« La situation exige des mesures supplémentaires », a martelé le ministre de la Santé au cours de son point presse hebdomadaire. Le taux d'incidence, qui rapporte la contamination à l'échelle de la population, est de 83 pour 100.000 à 95 pour 100.000. Le taux de positivité des tests est quant à lui passé de 5 à 6 %.

19 % des patients actuellement en réanimation sont atteints par le Covid-19.

Paris devrait passer en zone « super rouge » ou « écarlate »
Le ministre de la Santé Olivier Véran présentera vers 19 heures une nouvelle cartographie de l'épidémie, qui fera passer plusieurs métropoles, dont Paris, en catégorie « super-rouge » ou « écarlate ». Cela induira une série de nouvelles restrictions sanitaires, selon l'AFP.

Olivier Véran précisera les différentes réponses recommandées selon les catégories où les villes auront été placées.

Les députés veulent adapter les jauges des stades

Les députés ont voté mercredi à l'unanimité en commission le principe d'une modulation des jauges dans les stades, en fonction de la situation sanitaire locale et du nombre total de sièges, une mesure « de bon sens » face au Covid-19 selon son initiateur Sacha Houlié (LREM).

Devant la commission des Lois, le député de la Vienne, fervent supporter de l'Olympique de Marseille, a cité le cas du Stade Vélodrome, d'une capacité de 67.000 places et où seules 1.000 personnes peuvent être accueillies. La même jauge est valable pour des salles de 1.200 places où « les règles sanitaires ne peuvent alors être respectées », a-t-il relevé.

> L'impact de la pandémie sur l'emploi « bien plus important » qu'initialement estimé

La pandémie a eu un impact « catastrophique » et bien plus grave sur l'emploi que prévu, a mis en garde mercredi Guy Ryder, le patron de l'Organisation internationale du travail.L'OIT s'est donc vue forcée de revoir de façon drastique les projections de reprise du marché du travail faites à la fin juin et qui s'avèrent aujourd'hui beaucoup trop optimistes face à la résurgence du Covid-19 dans de nombreux pays.

Les dernières projections de l'OIT pour les trois derniers mois de l'année prévoient désormais une baisse globale des heures travaillées de 8,6 % par rapport à la même période de l'année précédente. C'est à comparer à la diminution de 4,9 % que prévoyait l'organisation onusienne lors de ses dernières prévisions en juin.

la CFTC accepte de participer à la négociation

La CFTC a décidé mercredi de participer à la future négociation sur le télétravail, mais refuse dans un communiqué que l'accord ne soit « ni normatif » « ni prescriptif », comme l'a suggéré la veille le Medef. La participation de la CFTC à ces discussions « visera évidemment à tirer parti des opportunités offertes par le télétravail » mais aussi « à protéger les salariés des dommages qui pourraient résulter d'une généralisation abusive du télétravail ».

Poussé par les syndicats, le patronat a accepté mardi d'ouvrir une négociation sur le télétravail, avec une première réunion prévue le 3 novembre. La CFDT, la CGT, FO et la CFE-CGC ont déclaré dès mardi qu'elles participeraient à la négociation, mais la CFTC s'était donnée un jour pour répondre.

> La réponse monétaire à la pandémie doit être limitée

La Banque centrale européenne devra se limiter à gérer les effets économiques de la pandémie, a déclaré mercredi un membre de son directoire, où un fossé semble se creuser sur l'ampleur de la réponse à apporter au coronavirus.

En lançant en mars dernier un programme d'urgence via des rachats de dette sur le marché pour contrer les effets économiques de la pandémie, la BCE a pu s'affranchir de « contraintes auto-imposées » et valant sur d'autres programmes de rachats plus anciens, « compte tenu de (la) menace exceptionnelle » du moment, explique Yves Mersch, siégeant au directoire, dans une interview avec l'agence Bloomberg. Ce dispositif désigné par l'acronyme « PEPP » et désormais lourd de 1.350 milliards d'euros devra être « temporaire », affirme-t-il.

> Vers des mesures spécifiques de lutte contre le coronavirus à Paris

Interdiction de vente d'alcool à partir de 20 h 00, interdiction de tout rassemblement au-delà de dix personnes et baisse de la jauge maximale autorisée pour les grands rassemblements de 5.000 à 1.000 personnes : les pouvoirs publics s'apprêtent à adopter de nouvelles mesures de restriction à Paris pour endiguer la propagation du coronavirus, rapportent plusieurs médias mercredi.

Un conseil de défense sur le COVID-19 est prévu ce mercredi matin avant l'annonce de nouvelles mesures, notamment pour Paris. Ces restrictions, si elles sont confirmées, seront du même ordre que celles déjà prises dans d'autres grandes métropoles du territoire, comme Marseille, Lyon ou bien encore Bordeaux et Nice.

 

Publié dans INFORMATION, SANTE

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