Coronavirus : comment va s'organiser la priorité d'accès aux tests

Publié le par angeline351

Coronavirus : comment va s'organiser la priorité d'accès aux tests

L'Ordre des médecins et ses partenaires ont proposé lundi une méthode pour parvenir à dépister les publics prioritaires en 48 heures. Il faudra passer par son médecin en cas de symptôme.

Pour reprendre le contrôle sur l'épidémie de coronavirus , il faut tester certaines personnes avant les autres. C'est le mot d'ordre lancé par le Premier ministre, Jean Castex, le 11 septembre. Comme tout le monde peut se faire dépister sans ordonnance, les délais d'attente se sont allongés . Le gouvernement a donc annoncé que trois publics seraient prioritaires : symptomatiques, « cas contacts », soignants.

Encore faudrait-il avoir un mode d'emploi. C'est ce qu'ont proposé ce lundi l'Ordre des médecins et ses partenaires au sein du groupe de travail « Contact Covid-19 ». L'Agence du médicament, l'Assurance-maladie, le ministère de la Santé, Santé publique France, le Collège de la médecine générale et la Société de pathologie infectieuse de langue française y ont participé. Ce dispositif consacre le retour du médecin libéral, un peu passé au second plan depuis que tout le monde peut se faire dépister librement.

Dans ce modèle, seules trois catégories d'intervenants pourront attester de la qualité de patient prioritaire : l'Assurance-maladie ou les Agences régionales de santé, qui désignent déjà les « cas contacts » et les foyers infectieux, mais aussi les médecins. Il leur revient d'identifier les personnes symptomatiques, ou d'orienter « un professionnel de santé dont l'activité et les circonstances nécessitent la réalisation d'un test », selon le communiqué de l'Ordre.

 

Une plate-forme pour les rendez-vous
Seuls ces trois acteurs pourront prendre rendez-vous pour un dépistage prioritaire. Ils contacteront une plate-forme nationale de programmation de tests calquée sur celle qui a été créée en Ile-de-France à la mi-août. Il s'agit d'un centre d'appels ouvert 7 jours sur 7, de 9 heures à 20 heures. Ses agents disposent de la carte des laboratoires qui s'engagent à réaliser un test en 48 heures pour les publics prioritaires (prélèvement sous 24 heures, résultats sous 24 heures). Ils appellent eux-mêmes le laboratoire le plus proche, qui confirmera à son tour le rendez-vous au patient.

Ainsi, les particuliers ne pourront pas se dire d'eux-mêmes prioritaires. Cela sera probablement un choc pour les 70 % de patients qui croient l'être… alors que seuls 30 % des passages seraient réellement prioritaires. L'objectif est de casser rapidement les chaînes de transmission du virus.

Les personnes qui doivent se faire tester avant une opération chirurgicale, les cadres en voyage d'affaires, les enfants qui rendent visite à un parent âgé ne disposent donc pas de coupe-file. Mais l'Ordre invite à approfondir la réflexion, par exemple en recourant aux tests antigéniques, afin d'éviter une « perte de chance », notamment pour les seniors qui entrent en Ehpad ou bien pour les hospitalisations.

Publié dans INFORMATION, SANTE

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