Rosny-sur-Seine. Adient va fermer en 2022 : la porte pour 176 salariés

Publié le par angeline351

Rosny-sur-Seine. Adient va fermer en 2022 : la porte pour 176 salariés

Le sous-traitant de Renaut Flins, premier employeur de la commune de Rosny, fermera définitivement en 2022. Une rupture conventionnelle collective et un PSE sont annoncés.

L’usine Adient ne survivra pas à l’arrêt de la production de son client unique, Renault-Flins. Celle-ci pourrait intervenir, selon les dernières annonces du constructeur, en 2024. Les choses iront encore plus vite chez ce fabricant de sièges, dont les contrats avec Flins, pour la Zoé et la Nissan Micra, s’achèvent en 2022 (le Courrier de Mantes du 10 juin).

Une rupture conventionnelle collective et un PSE ont été annoncés au comité social et économique (CSE) de l’entreprise lundi 22 juin. La direction a expliqué aux représentants du personnel qu’après juin 2022, « Renault Flins ne proposera pas de volumes suffisamment importants pour que nous soyons rentables », rapporte un délégué.

L’intersyndicale (CGT-CFDT-CFTC) se bat désormais pour obtenir les meilleures conditions de départ pour les salariés. La négociation portant sur une rupture conventionnelle collective devrait aboutir dès la fin du mois de juillet. Elle concernerait une cinquantaine de salariés volontaires, porteurs d’un projet professionnel, détenant une promesse d’embauche ou proches de l’âge de la retraite. Ces départs s’échelonneraient jusqu’en juin 2022.

L’équipe du matin débraye de 5 h à 8 h
Jeudi 18 juin, l’équipe du matin avait débrayé pendant trois heures, de 5 h à 8 h. Elle a obtenu que le barème des indemnités de licenciement d’un précédent plan social, en 2013, soit appliqué.

La rupture conventionnelle collective serait immédiatement suivie en juillet 2022, pour les quelque 125 salariés restants, d’un « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE).

Les salariés devraient donc partir avec des indemnités supralégales. Pour ceux qui détiennent une longue ancienneté, c’est une juste « compensation » explique un délégué : « Il y a parmi les salariés d’Adient beaucoup de gens que la ligne de production a cassés physiquement. À 45 ans, on a des douleurs un peu partout, des troubles musculosquelettiques. De nombreux salariés ont une restriction médicale. » On déplore ici chaque année une quarantaine d’accidents du travail. Après l’annonce de la direction, beaucoup sont « déprimés, écœurés, en colère ».

50 à 60 anciens intérimaires avaient été titularisés sur intervention de l’inspection du travail : « Ils ont fait trois ans ici et on leur dit au revoir. » Dans le nombre, il y a « des petits jeunes qui ont acheté un logement à Rosny ».

Réaction du maire de Rosny Pierre-Yves Dumoulin : « La fermeture de Flins n’impactera pas seulement cette usine mais aussi tous ses sous-traitants. Tel est le cas pour la société Adient, employeur le plus important sur Rosny […]. Quel avenir pour les employés ? Je ne peux que m’en inquiéter. C’est pourquoi j’ai décidé d’interpeller le ministre et le préfet sur la situation, ainsi que nos parlementaires en les priant de poser une question au gouvernement. Nous ne laisserons pas tomber les Rosnéens concernés par la perte de leur emploi. Nous saurons rappeler à l’État et aux entreprises leurs obligations. »

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