Point d'indice des fonctionnaires : le gouvernement a tranché

Publié le par angeline351

Point d'indice des fonctionnaires : le gouvernement a tranché

Vendredi 24 juillet, était organisé le rendez-vous salarial de la fonction publique présidé par Amélie de Montchalin. Et le gouvernement a fait savoir que le point d'indice des fonctionnaires restera gelé.
Les fonctionnaires attendaient des réponses du gouvernement et ils en ont eu, mais pas nécessairement celles qu'ils espéraient. Ce vendredi 24 juillet, Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, présidait le rendez-vous salarial annuel de la fonction publique. Et si les fonctionnaires gardaient un peu d'espoir, ils ont vite été douchés, rapporte le site Acteurs Publics : le gouvernement a décidé de ne pas revaloriser le point d'indice des salaires. Celui-ci va donc rester gelé, ce qu'il est déjà en réalité depuis dix ans.

Et encore plus depuis 2018 : deux hausses légères de 0,6% avaient été engagées sous le mandat de François Hollande, avant l'élection présidentielle de 2017. Depuis, plus rien. Pour expliquer cette prise de décision, la ministre a évoqué un coût "massif" d'une augmentation des salaires, même si elle dit entendre l'"attente très forte" des syndicats.

Ces derniers attendaient la ministre de pied ferme sur la question. Auprès des Echos, le patron de la Fédération générale des fonctionnaires Force ouvrière, Christian Grolier, estimait, en amont de la réunion, qu'une augmentation de 1% des salaires des fonctionnaires "coûte[rait] deux milliards [d'euros], contre huit pour le Ségur" de la santé, qui visait notamment, après le plus fort de la crise du coronavirus, à revaloriser les rémunérations de la fonction publique hospitalière.

Des primes pour les contrats courts
Si le point d'indice reste donc pour l'instant une nouvelle fois gelé, l'exécutif entend toutefois faire un effort vis-à-vis des agents qui risquent de subir de plein fouet la crise du coronavirus, autrement dit ces agents contractuels qui oeuvrent principalement sur les contrats courts. Aussi, Amélie de Montchalin a-t-elle confirmé qu'il y aurait bien une prime de précarité qui concernera les agents dont la durée du contrat est inférieure ou égale à un an, précise Acteurs Publics. Cette prime devra être versée par tous les employeurs publics pour les contrats qui seront conclus dès le 1er janvier prochain. D'ailleurs, les modalités d'attribution de cette prime étaient au programme du Conseil commun de la fonction publique, qui s'est tenu ce jeudi 23 juillet.

Lors de sa prise de fonction, Jean Castex avait également insisté sur la nécessité de travailler main dans la main avec les territoires, afin de les revaloriser. L'État devait réinvestir le terrain départemental. Dans cet esprit, Amélie de Montchalin a fait savoir que plusieurs mesures allaient être mises en place afin de "renforcer l'équité et faciliter les parcours professionnels en atténuant les freins à la mobilité, pour faciliter l'implantation et la fidélisation des agents publics dans les territoires", cite Acteurs Publics. Et cela passe notamment par la convergence de certaines indemnités, et notamment celles allouées à certains services déconcentrés. Leurs niveaux devraient se rapprocher de ceux des primes des services d'administration centrale. L'objectif : "favoriser des parcours professionnels plus diversifiés et valoriser les affectations au contact du public".

Publié dans INFORMATION, VOS DROITS

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