Nokia à Lannion. Une pause dans la mobilisation, les syndicats donnent rendez-vous en septembre

Publié le par angeline351

Nokia à Lannion. Une pause dans la mobilisation, les syndicats donnent rendez-vous en septembre

Jeudi 23 juillet 2020 à Lannion (Côtes-d’Armor), devant 250 salariés, l’intersyndicale a fait un point sur les négociations, au point mort, avec la direction de Nokia. Rendez-vous est désormais donné en septembre 2020, pour une reprise de la mobilisation avec la venue de responsables sur le site costarmoricain. Avec toujours le même objectif : pérenniser les emplois et l’entreprise dans le Trégor.
« Vous êtes nombreux, ça montre l’intérêt que vous portez à notre situation. » Micro en main, Bernard Trémulot, délégué syndical central CFDT, fait face à 250 salariés, ce jeudi 23 juillet.

Sur l’agora, lieu de rassemblement improvisé en face de l’entrée du site Nokia de Lannion (Côtes-d’Armor), un point a été fait sur les négociations entre l’intersyndicale et la direction, qui prévoit la suppression de 1 233 postes, dont 402 dans la capitale du Trégor.

Des négociations au point mort
Et comme depuis quelques semaines déjà, celles-ci restent au point mort. La veille, à Nozay (Essonne), l’autre site français concerné par le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), les discussions « parfois houleuses et interrompues » , n’ont rien donné dans le cadre du comité social et économique central. « Nous n’avons toujours pas terminé la liste des activités concernées par le PSE. La direction ne comprend pas qu’en deux jours, on ne pas lister 1 200 postes à supprimer », rapporte Bernard Trémulot.

En parallèle, l’intersyndicale actionne tous les leviers possibles pour jouer la montre. Une injonction a ainsi été déposée auprès de la Direccte de l’Essonne (Direction régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). Sans succès.

« Le mal dans les chaussettes »
Dans l’assemblée, l’impatience se fait parfois sentir. Le pessimisme aussi. « Si par bonheur, on arrive à faire capoter ce plan, à sauver des emplois, est-ce que ce ne sera pas la même situation dans un an ? Quel est le but de ce combat qui me semble un peu compliqué ? », interroge un salarié. Certains pensent mêmes à l’après-Nokia. Notamment chez les jeunes « Le moral est tellement dans les chaussettes, ils sont dégoûtés », confie un syndicaliste.

« Le coup d’après, il y en a qui y pensent, on ne peut pas les en empêcher. La bagarre menée aujourd’hui est compliquée. On comprend l’inquiétude des familles, l’impatience de certains, assure Bernard Trémulot. Néanmoins, aucun « plan B » n’est pour l’instant envisagé, malgré des marges de manœuvre « limitées ». La ligne de conduite de l’intersyndicale reste la même : sauvegarder les emplois et assurer la pérennité du site. « Tout le monde travaille pour que le Trégor reste un territoire de technologies. »

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