Menacée, La Halle ne fermera pas

Publié le par angeline351

Menacée, La Halle ne fermera pas

L’enseigne du Pied-des-Gouttes figure, comme celles de Bessoncourt ou d’Héricourt, parmi les 366 magasins du groupe Vivarte, en redressement judiciaire, repris par le groupe Beaumanoir. Deux licenciements sont en revanche envisagés dans la zone.

C était un risque. Et, si tel avait été le cas, la fermeture de La Halle du Pied-des-Gouttes aurait finalisé la disparition totale de l’enseigne dans le pays de Montbéliard. Dans la mesure où le site fait office de survivant dans le secteur après la fin, en 2015, du grand magasin rue de la Schliffe (1 800 m²), puis celui de la zone des Arbletiers à Audincourt deux ans plus tard. Deux baissés de rideau qui correspondent aux deux plans de réorganisation du groupe Vivarte , naguère composé par ailleurs d’une branche chaussure (Minelli, André, Marina, Pataugas…) et mode (Creeks, Kookaï, Naf Naf, Caroll, Chevignon…). Et en proie depuis de longues années à de grosses difficultés financières.

Un empire qui se délite
Mais en dépit de pertes ramenées à la baisse (122 millions en 2018 contre 66,4 en 2019), le géant du prêt-à-porter, qui a progressivement cédé bon nombre de ses marques pour écraser sa dette de près de 480 millions d’euros en août dernier, entraînant localement la fermeture de San Marina rue Cuvier à Montbéliard, n’a pu contrer son placement en redressement judiciaire fin mai. Avec, pour corollaire, la cession de sa dernière enseigne d’importance : La Halle, qui pesait pour deux tiers de ses ventes.

Et c’est l’offre émise par le groupe Beaumanoir , propriétaire de Morgan, Cache-Cache ou Bonobo, que le tribunal de Paris a retenu pour reprendre la quasi-totalité de l’activité chaussure et vêtements de La Halle. Assurant la survie de 366 magasins sur les 871 répartis dans l’Hexagone (contre 1 300 fin 2014).

Pas de changement de nom
Parmi ceux-là, le site de Montbéliard, lequel emploie sept salariés, celui de Bessoncourt et d’Héricourt, qui resteront sous pavillon La Halle (36 des 366 magasins rachetés se transformant en Vib’s). Mais voilà qui, sur ce périmètre, va entraîner le licenciement de deux personnes sur la bonne vingtaine de salariés recensés.

À voir désormais comment Beaumanoir, qui a bénéficié d’un prêt garanti de l’État de 45 millions d’euros dans le cadre de la crise sanitaire, va, localement, déployer les 60 millions que le groupe familial fondé voilà tout juste trente-cinq ans entend investir en faveur de la marque fraîchement acquise.

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