Loire-Atlantique : chez Daher, sous-traitant d’Airbus, les syndicats craignent les licenciements

Publié le par angeline351

Loire-Atlantique : chez Daher, sous-traitant d’Airbus, les syndicats craignent les licenciements

L'entreprise Daher, qui comptait 1 800 salariés en Loire-Atlantique début mars, est très impactée par la crise qui touche l'aéronautique. 900 postes sont menacés.

 

Frappée de plein fouet par la crise sanitaire, la filière aéronautique est au bord du tsunami, notamment en Loire-Atlantique ou elle emploie environ 20 000 personnes. Sous-traitant d’Airbus, le groupe Daher, implantée notamment à Saint-Nazaire et Saint-Aignan-de-Grandlieu, mais aussi à Montoir-de-Bretagne, Malville et Saint-Hilaire-de-Chaléons a lancé depuis le 25 juin 2020 un Plan de sauvegarde de l’emploi à l’échelle nationale.

L’entreprise, spécialisée dans les matériaux composites, envisage notamment de supprimer 1 300 emplois sur 10 000. Sur son site de Brais à Saint-Nazaire, Daher fabrique des matelas isolants pour les avions.

 

Plus de 900 suppressions d’emploi
Le PSE devrait conduire à plus de 900 suppressions d’emplois dans le département, dont 629 intérimaires et 336 Contrats à durée indéterminée. L’Union départementale et la section Force ouvrière – syndicat majoritaire – de l’avionneur s’insurge.

Nous sommes bien entendu opposés à ces licenciements et demandons à l’État qui a financé le chômage partiel et garanti les prêts, d’intervenir pour éviter les licenciements. »

Le syndicat a sollicité une rencontre avec le préfet de Loire-Atlantique, Claude D’Harcourt. La délégation a obtenu une audience ce vendredi 3 juillet 2020 avec le sous-préfet de Saint-Nazaire, Michel Bergue. Les syndicalistes n’en sont pas ressortis rassurés.

Trouver des mesures transitoires
Si le groupe espère pouvoir sauver au moins 500 postes grâce aux mesures de soutien de l’État, cela n’est pas suffisant pour les syndicats

Nous souhaitons des mesures transitoires pour sauver tous les emplois. Il y a plusieurs solutions : le chômage partiel longue durée, la formation, les pré-retraites ».

La stratégie de Daher inquiète Force ouvrière et notamment Pascal Rouillé, délégué syndical.

La direction veut vendre l’usine de Saint-Julien-de-Chédon (dans le Loir-et-Cher, NDLR) et rapatrier les emplois vers Tarbes et Saint-Aignan-de-Grandlieu. Mais c’est l’écosystème de la Recherche et développement du groupe en termes de composite. On va perdre 5 ans de recherche. Tous nos concurrents étrangers vont nous bouffer. C’est toute l’entreprise qui est en danger »

 

Premiers départs en fin d’année
Dans le cadre du PSE, l’entreprise vient d’entamer l’étape de classification des postes. Un processus qui devrait durer quatre mois. Les premiers départs devraient être effectifs dès la fin de l’année 2020 ou début 2021. Ils devraient s’étaler sur au moins un an.

FO attend que la direction s’asseye à la table avec les syndicats.

Si on n’obtient pas satisfaction par la négociation, on utilisera le rapport de force. »

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