Le sort du chausseur André fixé au 28 juillet

Publié le par angeline351

Le sort du chausseur André fixé au 28 juillet

Le tribunal doit se prononcer sur la seule offre de reprise déposée, celle de François Feijoo, qui porte sur la moitié des magasins de l’enseigne.

Le tribunal de commerce de Grenoble doit se prononcer mardi 28 juillet sur le destin de l’enseigne André. La chaîne de magasins de chaussures placée en redressement judiciaire le 1er avril, à la demande de son actionnaire, le site de vente en ligne Spartoo, fait l’objet d’une seule offre de reprise. Déposée par François Feijoo, ancien président de l’enseigne entre 2005 et 2013, elle porte sur un périmètre de 55 de ses 110 succursales et de 222 des 410 postes de travail.

André devra notamment renoncer à son magasin de la rue de Rivoli à Paris ou à celui de Grenoble (Isère). Mais elle conservera ses magasins parisiens, situés dans le quartier Haussmann, au Forum des Halles et dans le centre commercial Italie Deux qui se rangent parmi les plus gros points de vente de l’enseigne. François Feijoo entend relancer l’activité d’André grâce à une enveloppe de 7,8 millions d’euros obtenue auprès d’une dizaine d’investisseurs. Ce ne sera pas aisé, convient un salarié. Le siège de l’enseigne – environ la moitié de ses 43 salariés seront maintenus – aura notamment la charge de monter à la hâte une collection de modèles automne-hiver pour assurer le pic des ventes de la rentrée scolaire.

Plan de sauvegarde de l’emploi
Toutefois, l’ancien président d’André bénéficie du plein soutien du conseil social et économique (CSE) de l’entreprise, malmenée par un exercice 2019 déficitaire de 10 millions d’euros et mise au tapis au printemps 2020 suite à la fermeture de ses magasins pendant la période de confinement imposée en France pour lutter contre la pandémie due au coronavirus.

Les 188 salariés qui seront licenciés ferraillent désormais pour obtenir de leur ancien actionnaire, Spartoo, qu’il finance le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) à hauteur de 3,5 millions d’euros. Ces derniers exigent qu’il honore son engagement d’accorder aux licenciés les conditions supra légales définies avec les représentants des salariés, lors du rachat d’André à Vivarte et consignés dans un protocole de conciliation signé le 29 juin 2018. Le site, présidé par Boris Saragaglia, avait obtenu une enveloppe de 14 millions d’euros de Vivarte, selon les élus syndicaux, pour, entre autres, financer un éventuel PSE « dans un délai de deux ans ». Selon nos informations, en audience, le 22 juillet, Spartoo a proposé de contribuer au PSE à hauteur de 600 000 euros. Mais il a déclaré qu’il retirerait cette offre si les représentants des salariés estaient en justice pour obtenir l’application de l’accord de 2018, qui, arrivé à échéance fin juin, leur est plus favorable ; interrogé sur ce point, Spartoo précise que s’il y est alors condamné « cette somme de 600 000 euros viendrait en déduction ». Plusieurs représentants des salariés dénoncent ce « chantage » devant les juges.

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