L’équipementier Flex’N’Gate veut supprimer 59 postes

Publié le par angeline351

L’équipementier Flex’N’Gate veut supprimer 59 postes

Ils représentent 10 % des effectifs des techniciens et cadres. Les syndicats refusent en bloc ce plan de licenciements et proposent de lui substituer un dispositif d’Activité partielle de longue durée (APLD). La direction a accepté d’aborder le sujet lors d’une réunion prévue mardi 21 juillet.

On en sait désormais davantage sur le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) chez l’équipementier automobile Flex’N’Gate. Lors de la première réunion officielle lançant la procédure (dite « R1 »), vendredi 17 juillet, la direction a dévoilé le nombre précis de postes qu’elle entend supprimer, à savoir 59.

Le site d’Audincourt est concerné à hauteur de 48 postes (30 en R & D et 18 à l’usine) et ceux de Marines, dans le Val-d’Oise, et de Burnhaupt-le-Haut, dans le Haut-Rhin, à hauteur respectivement de 8 et 3 postes. C’est environ 10 % des effectifs des techniciens et cadres (583 en tout).

APLD contre PSE
Dans ces 59 suppressions, la direction intégrerait 20 départs à la retraite et démissions, déjà effectifs ou programmés d’ici la fin de l’année. Elle justifie ce plan de licenciement collectif par la baisse d’activité liée à la crise sanitaire du Covid-19.

« Pas question d’accepter ce PSE », avertit l’intersyndicale CFDT/UNSA/CFE-CGC/CGT/FO tout en rappelant que l’entreprise a réalisé des résultats financiers « plus que remarquables » en 2019 et « est loin d’être au bord du dépôt de bilan ». Son activité dépend à 80 % de celle de PSA Sochaux qui vient d’annoncer le retour de l’équipe de nuit à compter du 31 août.

Courrier adressé au vice-président Europe
Elle a proposé de lui substituer un dispositif d’Activité partielle de longue durée (APLD). « Il y a quinze jours, la direction ne voulait pas entendre parler de cette alternative », rappelle Valérie Boucher (CFDT). « Aujourd’hui, elle consent à aborder la question lors d’une réunion programmée mardi 21 juillet. »

Entre-temps, l’intersyndicale est revenue à la charge avec un courrier adressé jeudi 16 juillet à Brad Delorme, vice-président Europe de Flex’N’Gate.

Dialogue social réel ou poudre aux yeux ?
« On verra si cette réunion marque l’ouverture d’un réel dialogue social ou s’il s’agit de poudre aux yeux », poursuit Jean-Luc Bini (UNSA). « On espère que la direction ne veut pas simplement gagner du temps. Le directeur des ressources humaines est très fort en matière de manœuvres dilatoires…  »

Or le temps presse : la deuxième réunion (R2) de la procédure aura lieu le 1er  septembre et la troisième et dernière (R3), qui recueille l’avis des partenaires sociaux et précède le coup d’envoi effectif du PSE, le 17 septembre.

 

 

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