Allocution liminaire du Directeur général de l’OMS lors du point presse sur la COVID 19 – 1er juillet 2020

Publié le par angeline351

Allocution liminaire du Directeur général de l’OMS lors du point presse sur la COVID 19 – 1er juillet 2020

 

Bonjour, bon après-midi et bonsoir. 

Plus de 10,3 millions de cas de COVID-19 ont désormais été notifiés à l’OMS, et plus de 506 000 décès. 

La semaine dernière, le nombre de nouveaux cas a dépassé les 160 000 par jour. 

60 % de tous les cas recensés jusqu’à présent ont été signalés au cours du dernier mois seulement. 

Nous ne cesserons jamais de dire que la meilleure façon de sortir de cette pandémie est d’adopter une approche globale. 

Trouver, isoler, tester et prendre en charge chaque cas, rechercher les contacts et les mettre chacun en quarantaine, équiper et former les agents de santé et informer et donner aux communautés les moyens de se protéger et de protéger les autres. 

Pas seulement tester. Pas seulement appliquer des mesures de distanciation physique. Pas seulement rechercher les contacts. Pas seulement porter un masque. Faites tout. 

Les pays qui ont adopté cette approche globale ont enrayé la transmission et sauvé des vies. 

Il faut s’attendre à une certaine recrudescence des cas lorsque les pays commenceront à lever les restrictions. 

Mais les pays qui ont mis en place les systèmes nécessaires pour appliquer une approche globale devraient être en mesure de contenir cette recrudescence au niveau local et d’éviter de réintroduire des restrictions généralisées. 

Toutefois, il est inquiétant de constater que certains pays n’ont pas utilisé tous les outils à leur disposition et ont adopté une approche fragmentée. 

Ces pays ont devant eux un long et difficile chemin à parcourir. 

Mais l’une des leçons de la pandémie est que, quelle que soit la situation dans laquelle se trouve un pays, il est possible de redresser la barre. Il n’est jamais trop tard. 

Comme vous le savez, en mars, l’Italie et l’Espagne étaient à l’épicentre de la pandémie. Au plus fort de son épidémie, l’Espagne comptait près de 10 000 cas par jour, et l’Italie plus de 6500 cas. 

Mais grâce à une combinaison de leadership, d’humilité, de participation active de tous les membres de la société et de mise en œuvre d’une approche globale, les deux pays sont parvenus à maîtriser leur épidémie. 

Ces deux pays étaient confrontés à une situation décourageante, mais ils ont réussi à inverser la tendance. 

Le moyen le plus rapide de sortir de cette pandémie est de suivre la science et de faire ce que nous savons qui fonctionne : suivre une approche globale. 

Aujourd’hui et demain, l’OMS organise un deuxième forum sur la recherche et l’innovation, réunissant plus de 1000 scientifiques du monde entier pour dresser le bilan des progrès accomplis jusqu’à présent, échanger sur les nouvelles questions de recherche et les lacunes dans les connaissances, et définir les priorités dans le domaine de la recherche pour le reste de cette année et au-delà. 

La recherche et l’innovation ont joué un rôle vital depuis le début de la pandémie – et même avant. 

En janvier, l’OMS a publié le premier protocole pour les tests PCR de dépistage du nouveau coronavirus. 

En février, nous avons réuni des centaines de chercheurs du monde entier pour définir les priorités de la recherche. 

En mars, nous avons lancé l’essai Solidarité, une vaste étude internationale conçue pour trouver les traitements les plus efficaces. 

Et en avril, avec la Commission européenne et plusieurs autres partenaires, nous avons lancé le Dispositif accélérateur ACT, afin d’encourager la mise au point et la répartition équitable des vaccins, des produits de diagnostic et des traitements. 

Cette pandémie est un défi scientifique, mais c’est aussi un test de notre force de caractère. Nous devons agir au nom de la solidarité mondiale et de notre humanité commune. 

Il en va de notre responsabilité à tous de veiller à ce que tout le monde ait accès aux outils permettant de se protéger, en particulier les personnes les plus exposées. 

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Bien que la pandémie soit mondiale, chaque région et chaque pays font montre d’une expérience et d’une approche différentes. 

Au cours des prochaines semaines, nous prévoyons de présenter régulièrement une autre région, afin de mettre en relief les défis qui se posent dans différentes parties du monde et les enseignements que nous en tirons. 

Nous allons commencer aujourd’hui par la région de la Méditerranée orientale – comprenant une grande partie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord – qui est la troisième région la plus touchée au monde, après les Amériques et l’Europe. 

Aujourd’hui, je suis heureux de compter parmi nous le Dr Ahmad Al-Mandhari, Directeur régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale, et le Dr Rick Brennan, Directeur du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire pour la région, qui sont là pour nous parler de leur expérience et des difficultés rencontrées. 

Dr Al-Mandhari et Dr Brennan, bienvenue à tous les deux, et merci pour le temps que vous nous consacrez aujourd’hui. Dr Al-Mandhari, vous avez la parole. 

Publié dans SANTE, SERVICE PUBLIC

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