Airbus : les détails du plan de restructuration et ses impacts à Toulouse

Publié le par angeline351

Airbus : les détails du plan de restructuration et ses impacts à Toulouse

Le plan social annoncé par la direction d'Airbus prévoit 3 378 suppressions de postes à Toulouse, dont 2 398 à la production et près de 1 000 au siège. Mardi, le groupe avait dessiné les contours de son plan de restructuration au niveau mondial, avec les suppressions de près de 15 000 emplois, dont environ 5 000 en France, le tout à l'horizon de l'été 2021.

On en sait plus sur ce qui attend les salariés toulousains d'Airbus. Ce jeudi, le syndicat Force Ouvrière a annoncé que la direction du groupe comptait supprimer 3 378 postes à Toulouse, dont 2 398 dans les usines et 980 au siège, dans le cadre du plan de restructuration massif qu'a prévu le groupe, frappé par la crise du coronavirus et la chute des commandes d'avions.

Dans le détail, les suppressions de postes vont donc toucher : Airbus Operations Toulouse (usines), avec 2398 postes (17% des effectifs toulousains), Airbus siège Toulouse, avec 980 postes (11% des effectifs), Stelia Aerospace (filiale), avec 36 postes (7% des effectifs toulousains), et ATR, avec 186 postes sur les 1500 salariés.

 

Selon nos informations, 66 % des 5 000 suppressions concerneraient des cadres dits "cols blancs" alors qu’un tiers des personnes impactées seraient des "cols bleus" c’est-à-dire les compagnons dans les usines. Concrètement, des économies de structure sur les fonctions support du siège mondial sont à redouter.

Inter
En réponse à ces annonces, entre 5 000 et 6 000 salariés de l'entreprise se sont rassemblés sur le site de Saint-Martin du Touch au moment des annonces de suppressions de postes. 

 

Pour la production, 386 postes sont aussi visés à Saint-Nazaire et 484 à Nantes, sur un total de quelque 5 000 suppressions prévues sur l'ensemble de la France, un chiffre jugé mardi, lors de l'annonce des contours du plan de restructuration au niveau mondial, "excessif" par le ministère de l'Economie et des Finances.

La filiale Stelia, implantée à Rochefort, Mérignac, Méaulte et Saint-Nazaire, doit aussi perdre plusieurs centaines de postes, a précisé Jean-François Knepper, le responsable syndical FO, rendant compte de l'information communiquée aux syndicats par la direction du groupe.  

"Un cataclysme social"
"Nous allons vers un cataclysme social à l'automne", a mis en garde Jean-François Knepper, dont le syndicat est le premier de l'avionneur. "Comment l'État peut-il accepter autant de licenciements ?", a-t-il demandé. 

Les syndicats vont "maintenant s'asseoir à la table des négociations (...). On commence lundi matin et on est parti pour quatre mois", a-t-il prévenu. Jean-François Knepper a rappelé que l'objectif des syndicats, qui estiment que la crise est conjoncturelle, reste "zéro licenciements secs". Toulouse "est la capitale de l'aéronautique, quand l'orage arrive, Toulouse est plus mouillé que les autres", mais "ce n'est pas une raison pour justifier tout et n'importe quoi", a-t-il ajouté.  

Pour rappel, Airbus emploie environ 25 000 salariés dans la métropole toulousaine, dont 14 000 pour la filiale Operations, c’est-à-dire les usines de l’A320, A330, A350 et A380, ainsi que le site de Saint-Eloi, auxquels s’ajoutent près de 9 000 personnes du siège mondial à Blagnac.

Publié dans INFORMATION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article