En mai : "Une transition douce" via le chômage partiel

Publié le par angeline351

 

En mai : "Une transition douce" via le chômage partiel

En mai, si un parent garde actuellement son enfant à domicile ? "Au mois de mai, la reprise des écoles va être progressive. Nous avons déjà annoncé qu'un parent qui ne peut pas faire garder son enfant et dont l'école ne fonctionne pas, ou pas complètement, ou bien qui ne veut pas remettre son enfant à l'école, va continuer à avoir le chômage partiel.

À la fin du mois, on fera le point pour voir quelle est l'ampleur des écoles qui ont repris et s'il faut ou pas au mois de juin une attestation de l'école."

En juin : la possibilité de continuer en télétravail

Si un parent ne veut pas mettre son enfant à l'école ou à la crèche, alors qu'elles peuvent l'accueillir ? "On verra à la fin du mois de mai si on continue comme ça ou s'il faut raisonner autrement, partout où l'école est ouverte." Sur France Info, lundi matin, elle avait ajouté : "On pourra aussi poser des jours de congé ou de RTT, il faudra être pragmatique."

Si un parent souhaite continuer à garder son enfant en télétravaillant, son entreprise peut-elle refuser ? "C'est un droit du salarié. Si le poste peut se faire en télétravail, le salarié a le droit et c'est à l'employeur d'expliquer pourquoi ce n'est pas possible pour des raisons de service." Un salarié déjà en télétravail doit pouvoir continuer à fonctionner de la sorte après le 11 mai.

La prise en charge du chômage partiel après le 11 mai
11,7 millions de salariés français sont en chômage partiel, à la faveur d'un système devenu universel. Mais doit-il rester tel qu'il est, avec une indemnisation à hauteur de 84% entièrement prise en charge par l'Etat ? "Il est logique qu'au moment où ça repart, on se pose la question qu'il y ait une petite partie - on est en train de discuter de proportions mais qui seront raisonnables - qui permet aux entreprises aussi de contribuer à l'effort. Il y aura un signal début juin, nous en discutons avec les partenaires sociaux."

"Tout ce qui est hôtellerie, restauration, bars, une bonne partie du secteur événementiel, tous les secteurs qui ne peuvent par décision administrative opérer continueront à pouvoir bénéficier du chômage partiel pour leurs salariés, à taux plein."

Précautions, gestes, distanciation : mon emploi en sécurité
Quelles sont les règles qui vont protéger les salariés de retour dans les entreprises ? "On fait des guides par métier qu'on élabore avec des professionnels, avec l'avis des partenaires sociaux. Il y en a déjà 51 qui sont publiés sur le site du ministère du Travail, il y en aura une soixantaine d'ici la fin de la semaine. Et hier nous avons publié un protocole national de déconfinement dans les entreprises, qui fixe des règles pour toutes les entreprises quelles que soit leur taille, leur activité."


Muriel Pénicaud

@murielpenicaud
La reprise de l’activité économique va de pair avec la protection de la santé des salariés. C’est LA condition nécessaire pour le retour au travail. Nous publions des guides par métiers et un protocole national de déconfinement pour aider les entreprises https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/protocole-national-de-deconfinement-pour-les-entreprises-pour-assurer-la …
Ce protocole devra être "respecté". L'employeur ne peut pas se soustraire à sa "responsabilité, il n'est pas question d'y renoncer". C'est une "obligation de moyen. On verra s'il faut renforcer les textes pour être clair sur cette obligation de moyen", pas pour l'atténuer. En revanche, "les masques ne sont pas obligatoires dans le milieu du travail sauf pour certains métiers où on ne peut pas faire la distanciation".

9 millions de masques dans les transports
Neuf millions de masques à usage unique vont être mis à disposition dans les transports en commun en France pour les usagers ayant oublié d'en prendre un, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

"Les Français doivent se procurer avant le 11 mai un masque mais j'annonce que nous mettrons aussi à disposition plus de neuf millions de masques dans les transports en commun, que nous allons distribuer un peu partout dans le territoire cette semaine de manière à ce que les Français qui auraient oublié de prendre leur masque le 11 mai puissent se voir doter d'un masque en appoint", a dit Jean-Baptiste Djebbari sur BFM TV, en précisant qu'il s'agirait de masques à usage unique.

Le montant de l'amende en cas de non port du masque dans les transports n'a pas encore été fixé mais il sera connu "au plus tard jeudi", a ajouté le secrétaire d'Etat.

Dépistage, température : est-ce que mon employé est infecté ?
Un employeur peut-il utiliser certains moyens pour s'assurer que son salarié n'est pas malade ? "La température n'est pas un indicateur sûr. On peut être asymptomatique et avoir le Covid-19 et réciproquement. C'est un peu inutile. Il n'est pas interdit de prendre la température mais le salarié a le droit de refuser et il ne peut pas être pénalisé."

"En ce qui concerne les tests, il est interdit qu'une entreprise impose un test à tous ses salariés. Ce n'est pas le travail des entreprises. Ce n'est pas l'entreprise qui peut imposer un acte médical à un salarié."

Le salarié qui attraperait le Covid-19 sur son lieu de travail bénéficiera-t-il de la maladie professionnelle ? "Aujourd'hui non. C'est une question sensible, que l'on est en train d'aborder avec les partenaires sociaux."

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