Coronavirus. À Rennes, des salariés de Carrefour en grève pour dénoncer leurs conditions de travail

Publié le par angeline351

Coronavirus. À Rennes, des salariés de Carrefour en grève pour dénoncer leurs conditions de travail

Une vingtaine de salariés de l’hypermarché Carrefour Alma, à Rennes, ont débrayé ce samedi 16 mai pour dénoncer notamment un rallongement des horaires d’ouverture en cette période de déconfinement. Ils demandent, par ailleurs, que le port du masque soit obligatoire pour les clients.

« Nous sortons d’une période de confinement qui nous a épuisés mais la direction n’en tient pas compte », déplorent Benjamin Gouézigoux et Laurence Guéguen, délégués CGT et CFDT des personnels du Carrefour Alma, à Rennes. Une vingtaine de salariés (sur 230) ont débrayé ce samedi dans l’après-midi et se sont rassemblés à l’entrée de l’hypermarché.

C’est l’ouverture du magasin, vendredi 8 mai (férié), qui a déclenché cette action. Précisons que le 8 mai faisait partie des jours fériés où l’ouverture des grandes surfaces était autorisée à l’échelle de Rennes métropole, selon l’accord négocié chaque année entre partenaires sociaux, organisations patronales et élus. Les syndicats ne le nient pas. « En revanche, nous sommes dans une crise sanitaire qui expose la santé des salariés, donc il aurait été raisonnable de nous permettre de rester chez nous ce jour-là », exposent-ils.

Des hôtesses de caisse « avec la boule au ventre »
Par ailleurs, depuis lundi, l’hypermarché est revenu aux horaires habituels, à savoir une fermeture à 21 h, voire 21 h 30 en fin de semaine. « Pendant le confinement, on fermait à 19 h, pour limiter le temps d’exposition au risque sanitaire. La direction a décidé, sans nous consulter, de rallonger les horaires, sans respecter le délai légal de prévenance de deux semaines. »

Les salariés demandent aussi à l’enseigne d’imposer le masque à tous les clients de la grande surface. « C’est le cas dans tous les magasins de la galerie d’Alma, pourquoi pas chez nous ? », interrogent les hôtesses de caisse, qui se sentent « épuisées, stressées, avec la boule au ventre ».

Et la prime de 1 000 €, promise à tous les salariés exposés au virus ? « Bien sûr elle est mieux dans notre poche que dans celles des actionnaires, mais ça ne règle pas tout », estime la CGT. L’enseigne Carrefour n’a pas souhaité s’exprimer.

 

Publié dans INFORMATION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article