Coronavirus : des masques fabriqués derrière les barreaux

Publié le par angeline351

Coronavirus : des masques fabriqués derrière les barreaux

Dans dix prisons françaises, des détenus fabriquent des masques à destination des soignants ou des agents du ministère de la Justice. Reportage au centre de détention de Joux-la-Ville (Yonne).

Après des semaines de silence, le ronronnement des machines à coudre a enfin repris il y a trois semaines. Pour le plus grand plaisir de ces prisonniers du centre de détention (CD) de Joux-la-Ville : « On en pouvait plus de rester en cellule, souffle l'un d'eux. Au moins, ça nous occupe. » Et pas seulement. Travailler, pour environ 5 euros de l'heure, leur permet d'être autonomes financièrement, voire de rembourser les parties civiles. Surtout, l'activité concourt à ce qu'ils soient « acteurs de leur peine », comme le dit l'administration.

Jusque-là, l'atelier produisait des produits d'hygiène écologiques pour le compte de l'entreprise « Les Tendances d'Emma. » Mais, Covid-19 oblige, les machines ont été réorientées pour la production de masques lavables. Depuis fin mars, dix ateliers, dans autant d'établissements pénitentiaires de France, fabriquent chaque jour près de 8000 de ces masques sous l'égide de l'agence des travaux d'intérêts généraux (TIG) et de l'insertion professionnelle du ministère de la Justice. Dans d'autres prisons, comme à Joux-la-Ville, ce sont des sociétés privées — ici Sodexo — qui sont à la manœuvre.

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