Coronavirus à Marseille : Les malades pourront être isolés dès le début du déconfinement

Publié le par angeline351

Coronavirus à Marseille : Les malades pourront être isolés dès le début du déconfinement

Le directeur de l’ARS Philippe de Mester a annoncé que les personnes malades du Covid-19 pourront être mises à l’abri et hébergées dès le début du confinement, notamment dans les quartiers populaires

Philippe de Mester, le directeur de l’Agence régionale de santé Paca a annoncé que les malades du Covid-19 pourront être mis à l’abri dès le début du confinement.
La mise à l’abri des malades est un enjeu pour les quartiers populaires où les familles vivent souvent à plusieurs dans des appartements exigus.
Les personnes malades du coronavirus et qui ne peuvent pas se confiner efficacement dans leur logement seront « mises à l’abri » et « à l’écart » dès le déconfinement, a assuré à l’AFP le directeur de l’Agence régionale de santé Paca, Philippe De Mester. Lundi, des médecins participant à un dispositif spécial de dépistage dans les quartiers populaires de Marseille ont rappelé aux autorités « l’extrême nécessité de trouver des lieux d’hébergement » pour des personnes malades vivant dans des appartements surpeuplés.

« Pour le déconfinement tout est prêt pour une mise à l’abri : on a identifié deux lieux à Martigues et à Marseille et on cherche à en ouvrir d’autres », a expliqué Philippe De Mester. Le plan de déconfinement présenté par le Premier ministre prévoit l’isolement du malade, lorsqu’il le souhaite, « dans un lieu mis à sa disposition, notamment dans des hôtels réquisitionnés ».

Réticences à être hébergé loin des familles
« Dès le départ, on avait un regard sur ces quartiers car nous savons qu’il y existe des conditions de vie qui peuvent être favorables au développement de l’épidémie », a indiqué Philippe De Mester, ajoutant que l’ARS avait soutenu les opérations de dépistage dans ces quartiers.

Alors que les médecins déploraient de n’avoir « pu mettre personne à l’abri » depuis le 20 avril, Philippe De Mester a assuré : « Si on nous avait présenté des demandes d’hébergement, on aurait eu des possibilités mais ça n’a pas été le cas », évoquant les cas d’une personne qui « a changé d’avis » et d’une mineure, que l’ARS ne pouvait prendre en charge.

Les médecins de l’Hôpital Nord, de Médecins Sans frontières et du centre de santé de Malpassé (13e arrondissement) ont fait état de « réticences » des personnes malades à être hébergés loin de leur famille pendant leur quarantaine. Selon Aloys Vimard, coordinateur de NordCovid à MSF, « avec le déconfinement le nombre de personnes positives va augmenter, et l’éviction est la seule solution pour casser les chaînes de transmission ».

 

 

 

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