Coronavirus: 166 décès de plus en 24 heures en France, 51 patients de moins en réanimation

Publié le par angeline351

Coronavirus: 166 décès de plus en 24 heures en France, 51 patients de moins en réanimation

Le gouvernement a entériné samedi 2 mai la prolongation pour deux mois de l'état d'urgence sanitaire contre le Covid-19 jusqu'au 24 juillet, mais il est aussi sous pression pour clarifier les modalités concrètes du déconfinement, notamment le casse-tête de réouverture des écoles et la polémique sur la vente des masques. 166 décès supplémentaires ont été recensés en 24 heures en France. Les hôpitaux comptent 51 patients de moins en réanimation.

Après un 1er-Mai confiné pour cause du coronavirus, le Conseil des ministres s'est penché sur le projet de loi prorogeant l'urgence sanitaire à compter du 24 mai. Son examen au Sénat est prévu dès lundi, avant qu'il ne soit transmis l'Assemblée nationale en vue d'une adoption définitive dans la semaine.

Le texte précise que la mise en quarantaine et le placement à l'isolement, afin de lutter contre la propagation du virus, pourront intervenir "lors de l'arrivée sur le territoire national". Le coronavirus a tué depuis le 1er mars 24.594 personnes en France, dont 218 au cours des dernières 24 heures. La tension dans les services de réanimation s'est encore un peu allégée avec 141 personnes en moins, a fait valoir le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Alors que le gouvernement a dévoilé les cartes de déconfinement progressif, Emmanuel Macron a prévenu encore vendredi lors d'une réception à l'Élisée que le 11 mai serait "une étape importante" mais pas le passage "à une vie normale". En tête des préoccupations, la réouverture des écoles qui s'annonce très périlleuse. La "majorité des écoles" maternelles et primaires seront au rendez-vous du 11 mai, a affirmé Jean-Michel Planquer au Figaro, avec un maximum de 15 enfants par classe. Mais certains édiles ne veulent pas en entendre parler.

Le coronavirus a causé 166 décès supplémentaires en 24 heures en France, soit un total de 24.760 décès depuis le 1er mars, a indiqué samedi le ministère de la Santé. La pression sur les services de réanimation continue à s'amoindrir, avec 51 patients Covid-19 en moins, mais le nombre total de malades hospitalisés dans ces services reste supérieur aux capacités initiales, selon un communiqué.

La veille, le bilan était de 24.594 décès, soit 166 décès supplémentaires en 24 heures. Ce bilan des morts se répartit en 15.487 décès dans les hôpitaux et 9.273 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement des Ehpad, a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

Le nombre de personnes hospitalisées en raison de leur contamination par le coronavirus a atteint 25.827, soit 453 de plus que vendredi. Sur ce total, 3.827 patients sont traités en réanimation; "64 nouveaux cas graves ont été admis, le solde reste négatif en réanimation avec 51 patients atteints de COVID-19 en moins", a indiqué le ministère.

Le retour à l'école des élèves lyonnais se fera après le déconfinement de façon échelonnée, par niveau de classe, entre le 14 mai et le 4 juin, sauf pour les petites et moyennes sections de maternelle, selon la mairie. Les enfants scolarisés en grande section de maternelle, CP et CM2 pourront retrouver leurs enseignants et camarades le 14 mai, les CM1 le 25 mai, tandis que les élèves de CE1 et CE2 devront patienter jusqu'au 4 juin, précise un communiqué diffusé samedi.

Pour les enfants de toute petite, petite et moyenne sections de maternelle, "les mesures de distanciation et les gestes barrières étant très complexes à mettre en oeuvre", aucune date n'est actuellement arrêtée, ajoute la mairie. Selon la configuration des lieux, l'accueil se limitera à 15 élèves par classe au maximum, 30 à 50% des enfants pouvant fréquenter simultanément chaque école, afin de respecter les mesures de distanciation physique prévues dans le protocole national de reprise. Une rotation de l'effectif par demi-classe permettra une présence des enfants à l'école, en règle générale, sur deux jours d'affilée. L'enseignement sera assuré à distance durant le reste de la semaine.

Quarantaine et isolement obligatoires seulement lors d'une entrée sur le territoire en France
Les mesures de mise en quarantaine et d'isolement ne seront obligatoires que pour des personnes arrivant sur le territoire national, a précisé samedi le ministre de la Santé Olivier Véran à l'issue d'un Conseil des ministres consacré aux mesures de lutte contre le coronavirus. Pour les personnes testées positives et déjà sur le territoire, "nous faisons confiance à l'esprit de responsabilité des Français", a indiqué Olivier Véran.

Le projet de loi qui proroge l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet prévoit que "les mesures individuelles de placement sont prises par le représentant de l'Etat, sur proposition du directeur général de l'Agence régionale de santé et après constatation médicale de l'infection de la personne concernée". Elles ne s'appliqueront "qu'aux personnes entrant sur le territoire national ou arrivant dans un territoire d'Outre-mer" ou en Corse.

Les personnes qui font l'objet de ces mesures pourront exercer un recours devant le juge des libertés et de la détention "qui statue dans les 72 heures". Le juge peut également s'autosaisir. "Ces mesures ne peuvent se poursuivre au-delà de quatorze jours, sauf si la personne concernée y consent ou en accord avec le juge des libertés et de la détention", poursuit le texte, précisant que "la durée totale de ces mesures ne peut excéder un mois".

L'état d'urgence sanitaire prolongé jusqu'au 24 juillet
Le gouvernement a décidé samedi, au cours d'un Conseil des ministres, la prolongation pour deux mois, jusqu'au 24 juillet, de l'état d'urgence sanitaire en France pour lutter contre la pandémie de coronavirus, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Entré en vigueur le 24 mars, l'état d'urgence sanitaire est prorogé car sa levée le 23 mai "serait prématurée", "les risques de reprise épidémique" étant "avérés en cas d'interruption soudaine des mesures en cours", indique le projet de loi qui va être examiné à partir de lundi par le Parlement

Un chat testé positif au coronavirus pour la première fois en France
Un chat a été testé positif au nouveau coronavirus pour la première fois en France après avoir probablement été infecté par ses propriétaires, annonce l'École nationale vétérinaire d'Alfort, à l'est de Paris, qui recommande aux personnes malades d'appliquer une distanciation avec leur chat.

"L'unité mixte de recherche en virologie de l'École nationale vétérinaire d'Alfort (ENVA), de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et de l'Inrae, en lien avec l'Institut Pasteur, a détecté le premier chat porteur du SRAS-CoV-2 en France", peut-on lire sur le site de l'ENVA.

Cette unité a mené des tests, avec l'aide des vétérinaires de la région parisienne, sur une dizaine de chats dont les propriétaires étaient possiblement contaminés. L'un des chats, situé "près de Paris", a été testé positif et présentait "des signes cliniques respiratoires et digestifs".

"À ce stade des connaissances scientifiques, il semble que les chats ne sont pas aisément infectés par le virus SRAS-CoV-2 même en contact avec des propriétaires infectés", indique toutefois l'ENVA, "avec seulement quatre chats naturellement infectés signalés dans le monde" jusqu'alors.

La pratique sportive en club pourra reprendre en France à partir du 11 mai
La pratique du sport en club sera possible en France à compter du 11 mai à conditions de respecter les précautions sanitaires, a annoncé samedi la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, sur France Info. "Les enfants vont avoir besoin de pouvoir ressortir, de pouvoir bouger, évidemment dans le respect des règles de distanciation", a-t-elle déclaré.

"La pratique en club à partir du 11 mai pourra se faire avec dix personnes, en accueillant dix adhérents, en outdoor, en extérieur pour le moment", a-t-elle précisé. Le plan de déconfinement progressif et différencié présenté cette semaine par Edouard Philippe prévoit notamment que les rassemblements organisés sur la voie publique ou dans des lieux privés seront limités à dix personnes.

"On travaille aussi sur la réouverture des équipements en fonction de l'évolution de la pandémie", a poursuivi la ministre. "En tout cas on pourra (pratiquer) même en activité associative, quel que soit le sport sauf évidemment les sports collectifs et de contact tels qu'on les connaissait avant, mais toutes les associations, y compris celles de judo, y compris celles de sports collectifs, pourront proposer des activités avec une distanciation respectée."

 

L'OMS s'inquiète de l'impact sur les pays fragiles
La pandémie de COVID-19 reste une urgence de santé à l'échelle mondiale et sa propagation de plus en plus forte dans des pays dont les systèmes de santé sont faibles est particulièrement préoccupante, a déclaré vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Trois mois après avoir conseillé pour la première fois au directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus de déclarer une situation d'urgence de santé mondiale en raison de la propagation du nouveau coronavirus, celui-ci a estimé que "la pandémie reste une urgence de santé publique de portée internationale". Il a ajouté nourrir "de graves inquiétudes quant à l'impact potentiel" de l'épidémie "alors qu'elle commence à s'accélérer dans des pays dont les systèmes de santé sont plus faibles".

"Comme nous l'avons fait avec clarté depuis le début, nous allons continuer d'appeler les pays à mettre en place un ensemble de mesures pour détecter, isoler, tester et traiter chaque cas, et tracer chaque contact", a-t-il poursuivi lors d'un point de presse au siège de l'OMS à Genève. L'agence des Nations unies a aussi précisé que les mesures de confinement doivent être levées graduellement mais que les pays doivent rester vigilants et être capables de rétablir les restrictions si le virus se propage à nouveau.

01h - Feu vert des Etats-Unis au traitement remdesivir de Gilead
La Food and Drug Administration (FDA), l'autorité fédérale du médicament aux Etats-Unis, a accordé en urgence au groupe pharmaceutique Gilead Sciences une autorisation de prescription de son antiviral expérimental remdesivir pour le traitement des patients atteints du COVID-19, ont annoncé vendredi la FDA et Donald Trump.

Lors d'une rencontre avec le président américain dans le bureau ovale de la Maison blanche, le directeur général de Gilead, Daniel O'Day, a présenté ce feu vert comme une première étape importante et ajouté que Gilead avait fait don d'un million et demi de doses de remdesivir.

"Nous voulons être sûrs que rien n'empêchera ces patients de recevoir le traitement, nous avons donc pris la décision de faire don d'environ 1,5 million d'ampoules", a-t-il dit. Gilead n'a pas répondu dans l'immédiat à des questions de Reuters sur le prix de vente prévu du traitement une fois sa donation épuisée. L'autorisation de la FDA s'applique aux patients hospitalisés pour une forme grave du COVID-19 placés sous oxygène.

Mercredi, Gilead avait annoncé que le remdesivir avait permis d'améliorer l'état de patients atteints du COVID-19, la maladie respiratoire causée par le nouveau coronavirus SARS-CoV-2, et avait publié des données suggérant qu'il était plus efficace lorsqu'il était administré au début de l'infection. Le remdesivir fait l'objet de nombreux essais et études mais les informations publiées ces dernières semaines sont mitigées quant à son efficacité.

Une majorité d'écoles devraient rouvrir le 11 mai
La majorité des écoles de France devraient pouvoir rouvrir le 11 mai, déclare le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, dans un entretien au Figaro vendredi, alors que les conditions du retour en classe constituent l'une des inconnues de la levée annoncée des mesures de confinement.

"Je pense que la majorité des écoles rouvrira partout sur le territoire ainsi que la majorité des collèges en zone verte", a dit le ministre au quotidien en référence au classement par couleurs (rouge, orange ou vert) des départements sur lequel s'appuieront les modalités définitives du déconfinement.

Lors de la présentation mardi du son plan général du gouvernement pour la sortie du confinement, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé la réouverture progressive des écoles maternelles et élémentaires à compter du 11 mai "sur la base du volontariat" et celle des collèges à partir du 18 mai.

Mais des élus locaux, des syndicats d'enseignants et les fédérations de parents d'élèves ont exprimé depuis leur scepticisme quant à l'opportunité d'une telle reprise et leur inquiétude quant à ses conditions sanitaires et pédagogiques.

 

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