Coronavirus : plus d'un quart des arrêts de travail des personnes fragiles rejetés par l'Assurance-maladie

Publié le par angeline351

Coronavirus : plus d'un quart des arrêts de travail des personnes fragiles rejetés par l'Assurance-maladie

Plus d'un quart des 250.000 demandes d'arrêt de travail de personnes vulnérables ont été rejetées par l'Assurance-maladie car elles ne répondent pas aux deux conditions fixées : avoir une pathologie identifiée par la Haut Conseil de santé publique et être en affection de longue durée (ALD). A défaut de remplir ces deux conditions, il faut demander un arrêt maladie classique à son médecin traitant.

Le chef de l'Etat avait instamment demandé le 12 mars à ceux « qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires » de « rester autant que possible à leur domicile ». C'est l'une des conséquences de la crise du coronavirus, aux arrêts classiques qui s'appliquent aux malades a été ajoutée une prise en charge en direct par la Sécurité sociale des personnes fragiles susceptibles de développer une forme sévère du coronavirus en cas de contamination. Elles n'ont pas besoin de passer par un médecin. Jusqu'au 30 avril, il leur suffit de se déclarer directement sur le site ameli.fr pour bénéficier d'un congé de 21 jours renouvelable.

Critères restrictifs
Le message est bien passé : l'Assurance-maladie a enregistré environ 250.000 demandes depuis l'ouverture du téléservice. Mais une partie significative d'entre elles ont été rejetées. Plusieurs sources syndicales avancent un taux allant jusqu'à 30 % de refus. « Dans près de trois demandes sur quatre, [la caisse nationale] identifie effectivement que l'état de santé de l'assuré justifie bien un arrêt de travail et le délivre », affirme la CNAM. Ce qui revient à un taux de refus d'un peu plus d'une demande sur quatre.

Les critères sont de fait plus restrictifs que ne l'a laissé penser la déclaration du chef de l'Etat et les travaux du Haut Conseil de la santé publique (HCSP). L'Assurance-maladie contrôle en effet que la personne demandeuse est bien à la fois atteinte d'une des pathologies mentionnées dans une liste particulière établie par le Haut Conseil et en affection de longue durée.

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