Coronavirus : Macron dément toute dissension avec Philippe

Publié le par angeline351

Coronavirus : Macron dément toute dissension avec Philippe

Alors que la presse fait état de divergences entre le président et son premier ministre au sujet du vote du plan de déconfinement, le chef de l'État a fustigé ceux qui «tentent de diviser».

Emmanuel Macron a démenti ce mardi lors du conseil des ministres toute dissension avec son premier ministre Edouard Philippe et fustigé ceux qui «tentent de diviser» l'exécutif, selon des sources gouvernementales concordantes.

L'ensemble de l'exécutif est pleinement aligné dans cette crise. Je n'aurai aucune complaisance à l'égard de ceux qui par des bruits et des rumeurs tentent de diviser le gouvernement et singulièrement le premier ministre et le président de la République», a déclaré le chef de l'État, selon des propos rapportés par un participant au conseil des ministres.

Plusieurs sources font état de divergences entre les deux têtes de la majorité au sujet du vote qui doit suivre la présentation du plan de déconfinement à l'Assemblée : le président aurait souhaité accéder à la demande des oppositions de décaler le vote de 24h, contre l'avis du premier ministre, qui a finalement obtenu gain de cause. Selon Le Point et L'Express, Emmanuel Macron aurait appelé lui-même des journalistes pour partager son point de vue divergent. Et, de fait, savonner la planche de son premier ministre à la veille d'un discours crucial.

Pas de remaniement avant septembre, selon l'Elysée
L'Élysée dément « catégoriquement » le récit relaté par les deux hebdomadaires. « Il n'y a pas eu d'appels avec des journalistes et pas d'expression de doutes vis-à-vis du premier ministre, assure un proche conseiller du président. Cette histoire de vote à reporter ou pas est par ailleurs sans intérêt. Il s'agit d'une déclaration du premier ministre. Ce n'est pas de la compétence de la présidence ». Un membre du cabinet élyséen poursuit : « Emmanuel Macron s'est construit en installant une saine distance avec les journalistes. Il voulait marquer la rupture avec la présidence de François Hollande. »

À l'Élysée, on pointe le travail d'« officines, qui veulent créer une théorie du remaniement », sans préciser lesquelles et pour le compte de qui elles travailleraient. Le déconfinement va s'étaler jusqu'au 1er septembre, précise-t-on à l'Élysée. « Alors quel sens cela aurait-il de faire un remaniement avant, alors que le déconfinement n'est pas terminé ?». Voilà en tout cas qui donne une indication sur la suite : le projet de « concorde nationale », entendez d'union nationale, vanté par Emmanuel Macron attendra au moins la rentrée de septembre.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article