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Publié le par angeline351

 

Coronavirus : comment l’Italie compte sortir « graduellement » de la pandémie
Le gouvernement prévient que le retour à la normale n’est pas pour demain, mais a exposé un plan stratégique « pour sortir graduellement » de la pandémie.

Apparemment arrivée sur « le plateau » de la pandémie, l’Italie n’a pas encore entamé la descente mais le pays pense à son redémarrage, mais le gouvernement prévient toutefois qu’il n’est pas question d’alléger les mesures de confinement dans l’immédiat.

Le pays, jusqu’ici le plus endeuillé du monde par le fléau, a vu samedi le nombre des hospitalisations en soins intensifs diminuer pour la première fois depuis que la pandémie y a explosé il y a plus d’un mois.

Les autorités n’ont cessé de le répéter ces derniers jours, craignant un relâchement des comportements avec les beaux jours et les vacances de Pâques : « Il ne faut pas baisser la garde » contre le virus. « Nous ne sommes pas en condition d’alléger les mesures » de confinement, a averti cette semaine le premier ministre, Giuseppe Conte, annonçant que l’Italie resterait à l’arrêt au moins jusqu’au 13 avril.

Une « phase 2 » de « coexistence avec le virus »
« L’urgence n’est pas finie. Le danger n’a pas disparu. Nous avons encore quelques mois difficiles devant nous, ne gâchons pas les sacrifices consentis », a renchéri dimanche le ministre de la santé, Roberto Speranza, dans un entretien avec les quotidiens Il Corriere della Sera et La Repubblica. L’objectif est un retour à la normale « dès que possible », a ajouté le ministre, sans « donner de date ».

Plus précis, le chef de la protection civile, Angelo Borrelli, qui égrène chaque soir la litanie des victimes, a annoncé vendredi que la Péninsule serait toujours confinée pour le pont du 1er mai, avant de préciser que la décision relevait exclusivement du gouvernement. Avec prudence, M. Borrelli a aussi évoqué le 16 mai comme date possible d’entrée dans une « phase 2 », synonyme de « coexistence avec le virus », mais seulement « si l’évolution [de la pandémie] ne change pas ».

Le ministre de la santé a exposé dimanche un plan sanitaire stratégique en cinq points « pour sortir graduellement » de la pandémie préconisant :

le port du masque généralisé ;
la « distanciation sociale scrupuleuse dans les lieux de vie et de travail » ;
un dispositif d’hôpitaux se consacrant au Covid-19 qui resteront ouverts après la crise pour empêcher un éventuel retour du virus ;
le renforcement des « réseaux sanitaires locaux » afin que chaque malade identifié puisse être pris en charge, du dépistage à la mise en place du traitement, et de tester des échantillons de la population pour déterminer le nombre des contaminés ;
la mise en place d’une application sur smartphone, sur le modèle sud-coréen, pour cartographier les mouvements des malades diagnostiqués pendant les quarante-huit heures ayant précédé l’infection et pour favoriser la télémédecine afin, par exemple, de surveiller à domicile leur fréquence cardiaque et leur taux d’oxygène dans le sang.
« La vie ne sera plus la même pendant longtemps »
« Même lorsque les cas de coronavirus seront tombés à zéro, la vie ne sera plus la même pendant longtemps », a prévenu cette semaine le président de l’Institut supérieur de la santé, Silvio Brusaferro.

Avec l’assouplissement des mesures de confinement, les premières activités qui devraient reprendre sont celles liées à la chaîne d’approvisionnement alimentaire et pharmaceutique. Cela devrait aussi être le cas des artisans dont les boutiques comptent un nombre limité de clients. Les bars, restaurants, discothèques ou salles de sport seront les derniers à rouvrir et, le moment venu, il est probable que leurs propriétaires devront prévoir une distance de sécurité d’au mois un mètre entre leurs clients de même qu’avec leur personnel.

Les quelque 200 000 Italiens qui souhaitent rentrer en Italie devront se mettre à l’isolement et présenter en montant à bord de leur avion ou train une déclaration sur l’honneur, précisant l’adresse où ils passeront une période de quarantaine. Les transports publics devront maintenir une fréquentation basse, grâce à des contrôleurs chargés de faire respecter une distance entre les passagers en n’utilisant qu’un siège sur deux ou en ne laissant monter qu’un nombre limité de personnes à bord des bus, des rames de métro ou des trains.

Publié dans INFORMATION, SANTE, EUROPE

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