Coronavirus à Toulouse : Deux infirmiers mis à pied après avoir réclamé des masques, l’Ehpad pointe « une réaction disproportionnée »

Publié le par angeline351

Coronavirus à Toulouse : Deux infirmiers mis à pied après avoir réclamé des masques, l’Ehpad pointe « une réaction disproportionnée »

EPIDEMIE Une infirmière et un infirmier ont été mis à pied dans un Ehpad toulousain, après avoir réclamé des masques car des résidents souffraient de diarrhées. Les faits remontent à fin mars

Après avoir réclamé des masques alors que des patients souffraient de diarrhées, une infirmière et un infirmier d’un Ehpad toulousain ont été mis à pied.
La direction de l’établissement conteste « la version des faits annoncés » et justifie cette décision.
Cinq résidents d’un Ehpad toulousain atteints de diarrhées, des salariés qui réclament des masques de protection stockés dans un local, une direction qui refuse et une affaire qui prend des proportions nationales sur fond d’épidémie de coronavirus. Comme l’a révélé La Dépêche du Midi, une infirmière de 53 ans et un infirmier de 38 ans ont été mis à pied à la résidence de la Cépière, après ces événements survenus le week-end des 21 et 22 mars.

« Nous ne pouvons que regretter qu’à ce stade les salariés aient donné un caractère public à des faits datant du mois de mars qui sont aujourd’hui en cours d’instruction, au risque de déstabiliser tout le personnel soignant », indique-t-on du côté de cet Ehpad, sollicité ce mercredi par 20 Minutes.

L’établissement, propriété du groupe DomusVi, ajoute que les consignes sanitaires concernant les masques voici un mois n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui et indique « à ce jour » ne compter aucun malade Covid-19 au sein de la résidence. « Sans entrer dans le fond, nous contestons la version des faits énoncés. »

Dans le quotidien régional, l’avocat de l’infirmière mise a pied juge que sa cliente, après avoir demandé conseil au préalable au Samu, « n’a fait qu’anticiper la position actuelle des autorités. Il y a quand même un sentiment d’hypocrisie générale  : quand on ne disposait pas de stock, on assurait qu’il ne fallait pas porter les masques et maintenant, on en parle même après le déconfinement  ! »

Le conseil de l’infirmier déplore quant à lui l’intervention de policiers, appelés par la direction : « C’est complètement disproportionné. » La cellule de communication de l’Ehpad évoque pour sa part « un comportement agressif d’un des collaborateurs refusant tout dialogue », rendant « nécessaire » l’intervention policière.

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