McDonald’s : licenciements en rafales et motifs étonnants au siège français

Publié le par angeline351

McDonald’s : licenciements en rafales et motifs étonnants au siège français

Absence de "bonjour" le matin, vol de matériel… cinq employés du groupe ont été licenciés sans aucun avertissement pour « cause réelle et sérieuse ». Ces derniers avaient évoqué, lors d’une réunion, leur charge de travail croissante.
Que se passe-t-il au siège de McDonald’s France Services, à Guyancourt (Yvelines) ? Cinq employés, agents du service des ressources humaines, ont été licenciés le 24 janvier pour "cause réelle et sérieuse". Des licenciements qualifiés d’abusifs par une dizaine de salariés et ex-salariés de l’enseigne dans Le Parisien. Ces employés, qui affichent tous plus de dix ans d’ancienneté dans l’entreprise, avaient participé à une réunion une dizaine de jours plus tôt et avaient été félicités par leur DRH… Jusqu’à ce qu’ils fassent part de leurs inquiétudes concernant leur charge de travail croissante.

C’est après cette réunion que la situation a dégénère. McDonald’s leur reproche un manque de loyauté et un comportement inapproprié. Parmi les motifs de licenciement : pas assez de mails envoyés à la hiérarchie dans la journée, une absence de "bonjour" le matin assimilée à de l’hostilité ou du vol de matériel comme un pot de fleurs. Face à cette situation, ils ont décidé de se défendre et ont engagé un avocat.

Trop de postes
Ce n’est pas la première fois que des licenciements font polémique au siège de McDonald’s France. En décembre, un cadre manager du service paie et membre de l’entreprise depuis 27 ans avait été soudainement viré pour faute grave. Une affaire qui a laissé des traces chez les employés du groupe à Guyancourt, où la pression ne cesse de s’accroître. L’enseigne de restauration rapide doit en effet faire face à une hausse de la concurrence et au ralentissement de sa croissance, la poussant à annoncer un plan de départ.

"En France, il y a trop de postes au siège. Ils veulent externaliser certains services pour faire des économies. Les licenciements pour faute ou cause sérieuse ne sont qu’un prétexte", détaille une source au Parisien. Selon le quotidien, 452 personnes étaient employées en CDI au siège en décembre 2019 contre 508 presque deux ans plus tôt. Un rapport de mars 2019 fait également état de la peur installée parmi les employés alors que ces derniers ont compris que "l’entreprise avait fait le choix de se séparer des salariés auxquels on n’avait rien à reprocher".

Des situations "très spécifiques"
Selon le rapport, les employés vivent ainsi avec un "sentiment d’insécurité". Des conclusions que réfute la direction de McDonald’s dénonçant des "considérations générales et imprécises". Pour autant, le climat semble s’aggraver à Guyancourt. Lundi 10 février, un cadre qui avait parlé du sujet à ses supérieurs s’est vu interdire l’accès au siège avant d’être chassé du hall par la sécurité sans motif.

Contactée par Le Parisien, la direction du groupe s’est quant à elle dite "très attachée à ce que les salariés travaillent dans un climat et un environnement de travail sain et agréable". Concernant les événements récents, elle évoque des "situations très spécifiques" confirmant que "quelques salariés ont fait ou font actuellement l’objet d’une procédure de licenciement pour faute grave ou insuffisance professionnelle".

Publié dans INFORMATION, SANTE

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